François Bayrou fait le pari de la thérapie de choc. Plombé à droite par sa décision de voter pour François Hollande à titre personnel, le leader centriste a tenté, jeudi, de se réinventer en recours pour une gauche qui, selon lui, devra très vite composer avec la crise. Rebaptisé, pour les élections législatives à venir, «Centre pour la France», son mouvement sera, a-t-il expliqué, dans une logique constructive. Sans exclusive. Et sans réclamer de ministres au gouvernement: «Il faudra des rassemblements et nous répondrons présents. Sur nos valeurs. Contre les manœuvres serpentines.» La thèse du «troisième homme» de 2007 relégué le 22 avril en cinquième position: «Les années à venir seront pour la France les plus difficiles depuis la Seconde Guerre mondiale. […] On ne s’en tirera pas sans s’atteler ensemble à reconstruire le pays.»