En Tunisie, le référendum imposé par le président pour une nouvelle Constitution renforçant ses pouvoirs aurait été accepté à «92,3%» des votants, selon l’institut de sondage indépendant Sigma Conseil, avec une participation très faible (28% tout au plus). Une nouvelle qui a provoqué la joie des partisans de Kaïs Saïed. Au milieu de la nuit de lundi à mardi, l’hymne national a été scandé comme un seul homme par des centaines d’entre eux à l’arrivée de leur champion sur l’avenue Habib-Bourguiba, principale artère du centre-ville de Tunis. En ce mardi à l’aube, il importait peu qu’à peine plus d’un électeur sur quatre se soit déplacé aux urnes lundi. «C’est le retour de la Tunisie après dix ans à s’enfoncer. Avec cette Constitution et Kaïs Saïed président, la Tunisie sera de nouveau considérée à l’international», assure Najib Hajri, président du parti Mouvement central démocratique (tendance libéral) qui a fait campagne en faveur de la réforme.