En collaboration avec le Geneva Observer, «Le Temps» explore la Genève internationale. 

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«Contrairement à ce que beaucoup pensent, nombre de multinationales sont preneuses de réglementation.» La doxa n’a jamais été du goût de Bérangère Magarinos-Ruchat. Et puisque nous parlons du lien entre le privé et l’ONU dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, elle ajoute: «C’est une complète absurdité de penser que le monde pourrait se passer de l’ONU. Ce n’est pas parce que les choses avancent parfois lentement qu’il faut baisser les bras.» Bérangère Magarinos-Ruchat parle d’autorité. Les liens entre le public et le privé ont fait l’objet de sa thèse de doctorat. Elle a travaillé de longues années à l’ONU, puis a été active au sein d’une fondation globale avant d’œuvrer dans le privé. Elle est aujourd’hui la responsable mondiale du développement durable chez Firmenich à Genève.

C’est du regard né de cette multiplicité des engagements que le Geneva Observer et Le Temps souhaitaient profiter. «Alors, allons-y», lâche celle que tout le monde appelle Berry, au moment de jeter son dévolu sur un coin tranquille du restaurant flambant neuf du nouveau campus de Firmenich à Meyrin. Elle nous a donné rendez-vous en fin de journée, agenda démentiel derrière elle, pour être pleinement disponible.