Quand la voiture dépasse le panneau de bienvenue de Wilamowice, petite ville de Silésie, rien ne retient l’attention. Mais Slawomir Kokol et Aleksandra Glowacka, deux militants LGBT de la ville voisine de Bielsko-Biala, n’oublient pas que le village est une «zone sans LGBT». «L’entrée n’est pas interdite aux homosexuels. Mais c’est comme si les autorités donnaient les moyens à quiconque de te discriminer», explique Slawomir. «Tu n’es pas le bienvenu», renchérit Aleksandra. Devant l’église, symbole d’un pays où l’influence catholique et les idéaux conservateurs sont prégnants, les activistes décrivent les contraintes en vigueur dans ces zones, qui représentent près d’un tiers du territoire polonais: «Il faut être courageux pour vivre ici. Tu ne peux pas être toi-même», déplore la jeune femme. «Nous voulons seulement pouvoir nous marier et vivre normalement, sans devoir nous cacher», résume son collègue.

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