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Le Palais des Nations à Genève. RT suit de près les pourparlers sur la Syrie.
© MARTIAL TREZZINI

médias

La chaîne russe RT s’intéresse à la Suisse

La télévision financée par le Kremlin reste évasive sur une éventuelle implantation en Suisse. Mais elle couvre régulièrement des événements helvétiques

Après la France, la chaîne RT s’intéresse-t-elle aussi à la Suisse? Xenia Fedorova, présidente de la branche française, reste on ne peut plus évasive: «Pourquoi pas? On verra.»

A ce sujet: RT, la chaîne du Kremlin, débarque en France

A ce jour, RT ne dispose d’aucun correspondant permanent en Suisse. Une journaliste est basée au Palais des Nations, le siège européen des Nations unies à Genève. Elle couvre notamment les négociations de paix sur la Syrie, dans lesquelles la Russie joue un rôle de premier plan.

Mission accomplie

Mais cette correspondante fournit du contenu pour l’agence de presse RIA Novosti, destinée au marché russe. Elle dit n’avoir aucun lien avec RT. En réalité, les choses sont un peu plus compliquées. Car RIA Novosti appartient au groupe Rossiya Segodnya (la Russie aujourd’hui), tout comme la plateforme internet Sputnik, déclinée dans une trentaine de langues. RT, le bras audiovisuel de Moscou à l’étranger, n'est plus rattaché à Rossiya Segodnya.

Tous ces médias ont toutefois la même ligne éditoriale et sont dirigés par la même rédactrice en chef, Margarita Simonian. Le secteur de l’information publique a été réorganisé en 2013 par le président Vladimir Poutine, afin de renforcer l’influence russe dans le monde. Mission largement accomplie. Les contenus des différents canaux d’information russes sont notamment très présents sur les réseaux sociaux. Les internautes ne réalisent pas forcément le caractère très officiel et orienté des informations qu’ils partagent.

«Breaking news» en Suisse

Ces derniers temps, certains événements en Suisse ont été abondamment traités par la chaîne russe. Comme la décision, la semaine dernière, du Comité international olympique (CIO), basé à Lausanne, d’interdire aux athlètes russes de concourir sous le drapeau de leur pays lors des prochains JO d’hiver en Corée du Sud. Une sanction qui fait suite aux accusations de dopage systématique pesant sur Moscou.

A l’antenne de la version anglophone de RT, les journalistes insistaient ce mardi sur le «courage» des sportifs russes qui se rendront, malgré tout, à Pyeongchang. Et rappelaient que l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid, mandaté par le CIO, n’avait trouvé aucune preuve d’un dopage organisé depuis le sommet de l’Etat russe.

Polémique concernant la conférence du CSP

RT a aussi relayé la polémique qui a opposé l’ONG Reporters sans frontières et le Club suisse de la presse (CSP), qui avait organisé une conférence reprenant complaisamment les vues russes sur la guerre en Syrie.

Lire aussi: «Le Club suisse de la presse dans la tourmente syrienne»

Guy Mettan, le directeur du CSP, a été invité sur le plateau de RT pour dénoncer la «censure» de RSF, qui avait réclamé l’annulation de la conférence. En revanche, RSF n’a jamais été contacté pour exprimer son point de vue.


Note du 13 décembre 2017: Contrairement à ce que nous avions écrit initialement, la chaîne RT ne dépend pas du groupe Rossiya Segodnya.

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