Davi Kopenawa connaît bien les gens de la ville. Les «Blancs», eux aussi, ont leurs «guerriers», chargés de défendre le gaz et le pétrole, matières dont ils sont dépendants. Ils peuvent être dangereux et armés, mais ils ont surtout un problème: «Chez eux, les maisons sont déjà plantées une fois pour toutes, résume-t-il. Les Blancs ne peuvent pas bouger leurs villes. Et c’est pour cette raison qu’ils convoitent notre terre et qu’ils viennent piller nos ressources.»

Davi Kopenawa commence à bien connaître les «Blancs», et notamment les Européens. Mais il n’en revient toujours pas: «Je pensais que les gens d’Europe étaient plus sages et plus intelligents. Mais leurs villes continuent de grandir, et leurs problèmes avec. Ils sont comme les habitants du Brésil qui jettent leurs déchets dans les rues de São Paulo jusqu’à transformer la ville en décharge. Ils n’ont pas de respect pour leur forêt. Ils ne savent pas écouter la terre.»