«Pendant longtemps, Hongkong a été une bouffée d’air frais où l’on pouvait travailler librement et interroger tout le monde», commente Keith Richburg, directeur du Centre de recherche pour le journalisme et les médias de l’Université de Hongkong. Or, si l’accès à l’internet international est encore libre dans le centre financier, qui vibre comme à l’accoutumée dans la moiteur estivale, la nouvelle loi de sécurité nationale en vigueur depuis le 1er juillet a distillé un sentiment d’incertitude. Il va désormais falloir «naviguer entre les lignes rouges» tacites et «mouvantes» de cette loi, a résumé Keith Richburg lors d’une conférence au Club des correspondants étrangers de Hongkong.

Lire aussi:La Chine ouvre un organe de sécurité nationale à Hongkong