Proche-Orient

Le chef d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique tué par les Etats-Unis

Ordonnée par le président Donald Trump, le meurtre du Yéménite Qassem al-Rimi, qui avait travaillé en Afghanistan pour Oussama Ben Laden, «affaiblit davantage Aqpa et le mouvement mondial Al-Qaïda», estime la Maison-Blanche

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi avoir «éliminé» au Yémen Qassem al-Rimi. «Sur les instructions du président Donald Trump, les Etats-Unis ont mené une opération antiterroriste au Yémen et ont réussi à éliminer un fondateur et le chef du groupe Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa)», a annoncé dans un communiqué la Maison-Blanche.

La mort de Qassem al-Rimi «affaiblit davantage Aqpa et le mouvement mondial Al-Qaïda et cela nous rapproche de l'élimination des menaces que ces groupes posent à notre sécurité nationale», a justifié la Maison-Blanche.

Selon l'exécutif américain, al-Rimi avait rejoint Al-Qaïda dans les années 1990, travaillant en Afghanistan pour Oussama Ben Laden. Aqpa a profité de l'affaiblissement du pouvoir central au Yémen pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays, ravagé par la guerre depuis mars 2015.

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Intensification des frappes américaines par drones visant Al-Qaïda

Sous la direction d'al-Rimi, Aqpa a perpétré «des violences inqualifiables contre des civils au Yémen et a cherché à perpétrer et inspirer de nombreuses attaques contre les Etats-Unis et nos forces», a ajouté le texte. Le groupe Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) avait revendiqué la fusillade perpétrée début décembre dans une base militaire américaine à Pensacola, en Floride, ayant tué trois marins, selon un communiqué dimanche du centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

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La diplomatie américaine avait doublé en 2018 la récompense offerte pour la capture de Qassem al-Rimi, la faisant passer de 5 à 10 millions de dollars. Celui-ci était aussi sous le coup de sanctions du Trésor américain et de l'ONU pour sa participation à un attentat meurtrier près de l'ambassade des Etats-Unis à Sanaa et pour son soutien supposé au jeune Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab qui, le jour de Noël 2009, avait tenté de faire sauter un vol Amsterdam-Detroit en cachant des explosifs dans son slip.

Les Etats-Unis ont intensifié leurs frappes par drones visant Al-Qaïda dans la péninsule arabique depuis l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump. Le président américain a par ailleurs autorisé d'autres frappes au Moyen-Orient, comme celle qui a tué début janvier à Bagdad le puissant général iranien Qassem Soleimani, un commandant des Gardiens de la Révolution.

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En 2011, l'imam Anwar al-Awlaki, ex-recruteur très influent d'Al-Qaïda, né et élevé aux Etats-Unis avant de rejoindre le réseau d'Oussama ben Laden au Yémen, avait été tué par une frappe de drone. Une frappe similaire avait éliminé le précédent chef d'Aqpa, Nasser al-Wahishi, en 2015.

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