la libération d'Ingrid BetancourtLe ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, est arrivé jeudi à Bogota pour une visite éclair destinée à montrer la détermination de Paris à obtenir la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guérilla des FARC depuis près de quatre ans.

L'avion du chef de la diplomatie française a atterri à l'aube dans un aéroport militaire de l'ouest de Bogota. Dans la matinée, il doit rencontrer la famille d'Ingrid Betancourt et les proches d'autres otages puis s'entretenir avec le président colombien, Alvaro Uribe.

Les dirigeants de l'Eglise catholique et des responsables d'organisations civiles participeront à la réunion avec les parents d'otages pour discuter notamment de l'«échange humanitaire» proposé par les FARC entre 500 rebelles emprisonnés et 50 otages, dont des hommes politiques, des militaires, trois Américains et Ingrid Betancourt.

Cette réunion est d'autant plus nécessaire que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) refusent de négocier avec le gouvernement colombien d'Alvaro Uribe. De ce fait, la médiation de la France, de l'Espagne et de la Suisse ne porte pour l'heure pas ses fruits. Le 13 décembre dernier, les trois pays avaient émis une proposition visant à créer une zone démilitarisée sous contrôle international pour négocier l'accord humanitaire relatif aux otages. Le président Uribe avait immédiatement acquiescé. Les FARC ont en revanche ergoté sur la superficie de la zone démilitarisée avant de refuser l'accord qui aurait nécessité de négocier avec le chef de l'Etat colombien. En décembre, les FARC tuaient 29 membres de l'armée.