Venezuela

Le chef du parlement vénézuélien en tournée en Europe

Julio Borges veut alerter les dirigeants français, espagnol, anglais et allemand sur «la nécessité d’ouvrir l’aide humanitaire au Venezuela et l’urgence de parvenir à une solution pacifique»

Julio Borges, président du parlement vénézuélien et opposant au président Nicolas Maduro, se trouve en Europe pour des rencontres avec quatre chefs d’Etat et de gouvernement, ont annoncé ses services dimanche. Il fera escale à Paris, Madrid, Berlin et Londres.

Il y rencontrera successivement le président français et les chefs des gouvernements espagnol, allemand et britannique pour discuter de la crise au Venezuela, détaille un communiqué publié à Caracas.

Julio Borges préside la seule institution vénézuélienne contrôlée par l’opposition. Lors de son voyage, il a l’intention d’exposer aux dirigeants européens qu’il doit rencontrer «la nécessité d’ouvrir l’aide humanitaire au Venezuela et l’urgence de parvenir à une solution pacifique à la crise sociale et institutionnelle» que connaît le pays, indique le communiqué.

Le Venezuela vit une grave crise économique, politique et institutionnelle. Le président socialiste Nicolas Maduro, très impopulaire selon les sondages, vient d’être confronté pendant quatre mois à des manifestations en faveur de sa démission au cours desquelles au moins 125 personnes ont été tuées.

Le passeport d’une militante confisqué

Julio Borges avait déjà annoncé samedi sur son compte Twitter qu’il allait rencontrer «dans les prochains jours» en Europe MM. Macron et Rajoy et Mmes Merkel et May, mais sans donner plus de détails.

Peu après, la militante Lilian Tintori, épouse de l’opposant historique Leopoldo Lopez, avait annoncé que les autorités de Caracas lui avaient confisqué son passeport. Le geste vise à l’empêcher de quitter le Venezuela et d’accompagner Julio Borges en Europe.

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«Il m’est interdit de quitter le pays. La dictature tente d’empêcher que nous fassions une importante tournée internationale», avait déclaré Lilian Tintori sur Twitter. Paris, Madrid et Londres avaient alors protesté contre l’interdiction de sortie du territoire qui lui était infligée.

La crise politique vénézuélienne s’est encore approfondie avec l’élection, voulue par Nicolas Maduro, d’une Assemblée constituante contrôlée par le pouvoir, dotée de pouvoirs presque illimités et qui s’est notamment arrogé les prérogatives du parlement. Les pays européens qui figurent dans la tournée de Julio Borges ont notamment critiqué la mise en place de cette Assemblée.

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