Mise à jour, 23h00: le gouvernement espagnol annonce que le chef du Polisario quittera l'Espagne dans la soirée


La tension diplomatique entre le Maroc et l’Espagne, deux pays voisins, monte dangereusement. Pour le royaume chérifien, la présence dans un hôpital espagnol de Brahim Ghali, le chef du Front Polisario, est perçue comme un geste «hostile» depuis que ce dernier y a été accueilli en catimini à la mi-avril «pour des raisons humanitaires». Ce militaire de 71 ans, à la tête d’un mouvement qui revendique la pleine indépendance du Sahara Occidental, est considéré par Rabat, qui revendique ce même territoire, comme «un criminel de guerre».

Brahim Gali a été entendu ce mardi par le juge espagnol Santiago Pedraz à propos de deux plaintes qui le rendent responsable des pires crimes. La première a été déposée par un blogueur espagnol d’origine saharaouie, Fadel Breica, qui l’accuse de «tortures» et de «détention illégale» dans les camps de Tindouf en 2019. La deuxième provient de l’Association saharaouie pour la défense des droits de l’homme, la Asadedh, qui lui attribue des délits de génocide et de lèse-humanité commis à l’encontre de dissidents et de prisonniers de guerre au cours des dernières décennies. Selon certaines sources diplomatiques, le pouvoir marocain serait derrière ces plaintes.