Pour un Britannique, c’est déjà beaucoup: au but libérateur de Didier Drogba, David Cameron a levé les bras au ciel. Geste d’autant plus fou que le premier ministre britannique était en compagnie de Jose Manuel Barroso ou de Barack Obama, d’ailleurs nettement plus démonstratif sur la photo de Pete Souza – le photographe attitré de la Maison Blanche, celui-là même qui avait réalisé une autre photographie qui tranchait sur les images généralement très lisses qui sortent de la présidence américaine – celle du Bureau ovale lors de l’assaut contre la maison de Ben Laden, il y a un an (relire à ce propos la note de blog de notre correspondant Stéphane Bussard: Ben Laden: le mystère de la Situation Room est levé).

Mais la diplomatie est sauve, et tout le monde restera ami ce soir encore: dans une deuxième image qui suit de quelques secondes la première, on voit dans un grand élan de partage David Cameron embrasser Angela Merkel, certes pas avec la fougue que le naguère président français Nicolas Sarkozy mettait à saluer la chancelière allemande, mais tout de même.

Tiens justement, le nouveau président français, que fait-il? Eh bien – il reste prudemment impassible, neutre, l’air vaguement amusé. Et sans rien autour du cou: la presse française a glausé sur le fait que le nouveau venu sur la scène internationale avait peut-être fait la preuve de son inexpérience en arborant une cravate sombre à son arrivée à Camp David, ce qui a amusé le président américain qui l’a invité à l’ôter…