Ce ne sont que des rumeurs, mais elles traduisent la nervosité croissante que suscite la crise biélorusse. Des colonnes de véhicules militaires dépourvus de plaque d’immatriculation auraient été filmées ce week-end dans l’ouest de la Russie, faisant route vers la frontière. Et voici que ressurgit le spectre de la Crimée et des «petits hommes verts» qui en ont pris le contrôle en 2014. Vendredi, Margarita Simonyan, rédactrice en chef de la chaîne RT – porte-voix du Kremlin à l’étranger – suscitait déjà l’inquiétude en déclarant qu’il était temps que des «gens polis restaurent l’ordre» en Biélorussie, une référence directe à l’opération menée il y a six ans dans la péninsule ukrainienne. Certes, l’effet de surprise est l’une des tactiques de prédilection de Vladimir Poutine. Et pourtant, voudrait-il vraiment recourir à la force armée chez son voisin?

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