l’histoire

Cheveux blonds, idées courtes

En juin 2011, le Ministère norvégien des affaires étrangères introduisait dans le cursus de ses diplomates une sensibilisation au black metal, un genre de rock particulièrement violent, très prisé dans le pays, et qui était en passe d’en devenir l’un des grands produits d’exportation culturelle

L’histoire

En juin 2011, le Ministère norvégien des affaires étrangères introduisait dans le cursus de ses diplomates une sensibilisation au black metal, un genre de rock particulièrement violent, très prisé dans le pays, et qui était en passe d’en devenir l’un des grands produits d’exportation culturelle. Oslo va peut-être s’en mordre les doigts: Varg Vikernes (ou Burzum de son nom de scène), figure tutélaire de cette mouvance, a été arrêté mercredi en Corrèze, où il vit actuellement, sur le soupçon de «préparation d’un acte terroriste d’envergure», selon les termes du ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls. Connu pour ses forfaits musicaux, Vikernes l’est aussi depuis longtemps sur la scène judiciaire: néo-païen, ouvertement raciste et antisémite, brûleur d’églises, il avait été condamné en 1993 à 21 ans de prison pour avoir poignardé Oystein Aarseth, leader d’un autre groupe de la même scène – on se souvient du sourire angélique avec lequel Vikernes avait accueilli l’énoncé du verdict. En 2009, il sortait de prison. Sans s’être assagi: le 24 juillet 2011, deux jours après le massacre d’Utoya, il accusait sur son blog Anders Breivik d’avoir mal fait son travail et surtout, péché mortel à ses yeux, d’avoir été instrumentalisé par de «sinistres Juifs» (sic). On ne sache pas que Breivik lui ait répondu.

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