L’essentiel

L’Office fédéral de la santé publique a annoncé 1130 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. 16 décès supplémentaires sont à déplorer et 57 malades ont été hospitalisés. Depuis plusieurs semaines désormais, les nouveaux cas stagnent, les décès baissent.

Ces jours, le taux de reproduction, calculé sur 10 jours, augmente, à 1.06.

Retrouvez notre suivi de la journée de lundi


■ Alain Berset veut faciliter les tests à domicile et au travail

La Confédération songe à rendre gratuits les tests systématiques dans les entreprises. Leur accès sera facilité, a assuré Alain Berset mardi lors d’une visite à l’aéroport de Zurich. Il en va de même des tests à faire soi-même à la maison.

La présidente du gouvernement zurichois Silvia Steiner (PDC) et la ministre zurichoise de la santé Natalie Rickli (UDC) ont accueilli mercredi le conseiller fédéral à l’aéroport de Zurich, où se trouve le service cantonal de traçage des contacts. Au total, environ 800 personnes y travaillent, dont des employés de Swiss en chômage partiel, des chômeurs et des collaborateurs du département cantonal de la sécurité.

Natalie Rickli a profité de l’occasion pour demander au Conseil fédéral d’assouplir les conditions d’accès des entreprises aux tests systématiques de leur personnel. «Actuellement, une soixantaine d’entreprises testent régulièrement leur personnel dans le canton. Si la Confédération couvre à l’avenir l’ensemble des coûts de ces tests, je suis certaine que les autres firmes en feront de même», a souligné la ministre zurichoise de la santé face aux médias.

«Je suis d’accord. Il est important d’assouplir les conditions d’accès aux tests de masse dans les entreprises», a répliqué son homologue fédéral. Alain Berset «espère» aussi qu’un feu vert à un accès facilité aux tests à faire soi-même à domicile interviendra «très rapidement». Le conseiller fédéral rappelle toutefois qu’il s’agit aussi d’un «exercice logistique très complexe».


■ En France, il y a «une problématique» de sous-consommation du vaccin AstraZeneca

Il y a en France une «problématique» de sous-consommation du vaccin AstraZeneca, a indiqué ce mardi un porte-parole du ministère de la Santé. Alors que la polémique fait rage sur les lenteurs des vaccinations, un quart seulement des doses de ce produit ont été utilisées.

Sur AstraZeneca, il y a une situation qui est particulière: nous sommes dimanche soir à 24-25% de consommation des stocks

a indiqué le porte-parole, contre «quasiment 70%» en moyenne pour l’ensemble des vaccins disponibles.

L’AFP rappelle que de nombreux soignants ont boudé ce vaccin, notamment en raison d’effets secondaires plus prononcés, le plus souvent de forts symptômes grippaux, chez les personnes plus jeunes. Des questions ont aussi émergé sur son efficacité pour contrer le variant sud-africain du coronavirus.

Lundi soir, le ministre de la Santé a étendu l’utilisation de ce vaccin aux personnes âgées de 65 à 75 ans présentant des comorbidités. Cette extension s’appuie sur un avis de la Haute autorité de santé (HAS), publié mardi, qui prend en compte de nouvelles études réalisées au Royaume-Uni, montrant que le vaccin AstraZeneca est efficace pour réduire les hospitalisations chez les personnes âgées.


■ Un instantané: au Pakistan, on ne renonce pas au cricket

Sami ul Hasan est le responsable de la communication du Pakistan Cricket Board. Saisi ce jour, il a donné une conférence de presse sur les problèmes provoqués par le covid aux épreuves de la Pakistan Super League. Trois joueurs – dont deux étrangers – ont été testés positifs. Le Board a néanmoins décidé de poursuivre les matches.


■ L’Office fédéral de la santé publique insiste sur les tests

L’OFSP a tenu un point de presse ce mardi, après celui de vendredi dernier. Il annonce 1130 nouveaux cas. Les nouvelles hospitalisations restent stagnantes. Le taux de reproduction augmente, passant en dessus de la barre de 1, à 1,06.

La directrice de l’Office Anne Levy commence par rappeler «l’importance centrale de notre stratégie de tests». Elle insiste sur les opérations de dépistage dans des lieux publics, écoles ou lieux touristiques par exemple – dans le droit fil de la communication du Conseil d’Etat vaudois, lire juste plus bas.

Le cas zougois. Médecin cantonal de Zoug, Rudolf Hauri cite le cas de son canton. Zoug a surpris en imposant des tests dans certaines écoles. Pour le responsable, au moment où les nouvelles contaminations n’augmentent pas, de telles opérations permettent de repérer, voire d’éviter de nouveaux foyers.

Pourquoi la task force scientifique n’est-elle pas là? Avant même le début de cette conférence de presse, l’annonce de son casting a intrigué les observateurs: il n’y a aucun membre de la task force, on relève notamment l’absence de son président, Martin Ackermann. Membre de la Chancellerie fédérale qui couve ce point de presse, Andreas Ledergerber, signale que «la task force n’est pas toujours présente. Elle a son rythme, et produit bien sûr des information importantes. C’est un hasard si elle est absente ce mardi. Elle sera parmi nous mardi prochain.»

Les bienfaits du printemps. La responsable des maladies infectieuses, Virginie Masserey, souligne la «respiration bienvenue» qu’offre la météo clémente – et donc, la présence de la population en plein air plutôt que serrée à l’intérieur.

Vers une nouvelle hausse des cas? Virginie Masserey note la constante progression des variants, en particulier celui découvert en Grande-Bretagne, dans les infections. Et elle glisse son motif d’inquiétude: «Les nouvelles contaminations stagnent depuis deux semaines» – en réalité, depuis un mois, voir notre tableau en bas de cet article: les nouvelles infections sont passées sous la barre des 2000 par jour dès le 28 janvier, et n’ont guère bougé depuis.

Signalant des «situation comparables dans «d’autres pays», la responsable relève qu’une telle stagnation «pourrait précéder une nouvelle hausse».

Un point sur les vaccinations. Au total ce mardi, 971 850 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, dont 807 799 ont été administrées et 259 793 personnes ont déjà reçu deux doses.

Pour la semaine passée, l’OFSP parle d’un ralentissement des vaccinations «de 2%», ce qui ne veut pas dire grand-chose.

On peut en revanche noter ces chiffres: à cette heure, 259 793 personnes ont été vaccinées complètement. 3% de la population a déjà obtenu deux doses de vaccin. Et 288 213 personnes n’ont reçu que la première piqûre.


■ En Allemagne, deux foyers pourront se retrouver (mais à cinq, pas plus)

Nouvelle discussion en vue demain entre l’Etat fédéral et les Länder. La chancelière Angela Merkel va proposer aux gouvernements des Länder un assouplissement des restrictions dans les contacts sociaux à partir du 8 mars.

Désormais, les contacts seront possibles entre «deux foyers» mais ne dépassant pas cinq personnes au maximum, enfants exclus, selon ce projet alors que l’Allemagne a autorisé ces dernières semaines la réouverture des coiffeurs et des écoles.


■ Vaud réitère des tests à large échelle

Le canton de Vaud déploie à nouveau des tests de dépistage à large échelle et gratuits à l’occasion d’une Coupe d’Europe de freestyle à Leysin. Du 6 au 12 mars, la compétition rassemblera quelque 250 athlètes et membres des équipes nationales dans la station.

A la suite des expériences positives menées dans les Alpes vaudoises à la veille des vacances de février, le canton, les organisateurs de la manifestation et les autorités communales proposent un nouveau dispositif de dépistage. Les athlètes, leur encadrement, mais aussi toute la population résidente et les touristes de passage sont invités à se faire tester gratuitement.

Les athlètes de la Leysin FIS European Cup de freestyle, qui proviennent de nombreux pays, vivront sur place ensemble près d’une semaine. Ils côtoieront les habitants de la station des Alpes vaudoises et leurs hôtes, explique le gouvernement dans un communiqué. Le centre de tests sera installé au Centre de sport de la piscine de Leysin. Il sera ouvert de 9h00 à 19h00, dès le 3 mars et jusqu’au 12 mars.


■ Le Nigeria entre dans le système Covax

Après le Ghana et la Côte d'Ivoire, le Nigeria. Le pays le plus peuplé d’Afrique (200 millions d’habitants) a reçu mardi près de 4 millions de doses de vaccins contre le Covid-19, financés par le dispositif Covax qui vise à fournir aux pays à faible revenu.

Il s’agit du premier lot des 16 millions de doses AstraZeneca/Oxford qui doit arriver au Nigeria dans les prochains mois, où les soignants et les professions à risque seront les premiers vaccinés, dès vendredi, ont assuré les autorités.


■ A Genève, des chiens pour sentir le virus

Des expériences sont déjà menées en France et en Allemagne, et le taux de pertinence de la reconnaissance serait de 90%. Les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) annoncent ce matin qu’à la fin du mois, ils vont se lancer dans une expérience d’utilisation de chiens pour dépister les porteurs du coronavirus.

Les chiens viendront d’un casting organisé avec les animaux de l’armée et ceux des services de sécurité de l’ONU. Leur formation durera quatre semaines.

Une «acuité extraordinaire». Les HUG indiquent que «depuis longtemps, l’extraordinaire acuité olfactive du chien est mise à profit, en particulier par les douanes pour détecter des explosifs, de la drogue ou certains aliments. L’utilisation de chiens spécialement entraînés est également testée dans le contexte médical, notamment pour le dépistage de certains cancers, le paludisme ou la maladie de Parkinson, avec un succès impressionnant.»

«Les chiens, ajoutent les HUG, sont entraînés sur des échantillons connus, par exemple de la transpiration de personnes saines et malades, puis il leur suffit de renifler une personne pendant quelques secondes pour prendre une décision. Ils se basent sur la présence ou non de certains composés chimiques associés à la maladie.»

Un moyen «peu coûteux et sympathique». Cité dans l’annonce, Manuel Schibler, médecin adjoint du Service des maladies infectieuses, relève que «le recours à des chiens renifleurs représente un moyen de détection alternatif peu coûteux, relativement simple et sympathique».

La démarche devra être soumise à la commission cantonale d’éthique. Les HUG estiment que si les résultats sont concluants, les chiens renifleurs «pourraient jouer un rôle important dans la gestion de la pandémie en effectuant un pré-dépistage dans certains contextes et en identifiant l’apparition de nouveaux foyers d’infection».


■ En image: retour à l’école en Turquie

A propos de scolarité (lire -ci-dessous), ce mardi, des écoles rouvrent à certains niveaux scolaires en Turquie. Avec des règles assez strictes. A Izmir, un photographe a pris un drone pour illustrer la mise en œuvre des mesures de sécurité sanitaire.


■ Des centaines de millions d’enfants toujours pas scolarisés

Ce mardi, l’ONG Save the Children publie une étude sur la scolarité en temps de pandémie. Elle affirme que les enfants ont perdu en moyenne dans le monde 74 jours d’éducation chacun, soit près d’un tiers d’une année scolaire, à cause de la crise.

«Près d’un an après la déclaration officielle de la pandémie mondiale, des centaines de millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés», s’est alarmé dans un communiqué Inger Ashing, PDG de Save the Children, appelant à faire de leur retour en classe une priorité. Au pic de la pandémie, 91% des élèves du monde n’étaient pas scolarisés.

La fermeture des écoles a creusé les écarts entre pays riches et pauvres mais aussi au sein des pays, entre familles aisées et précaires, urbaines et rurales, enfants réfugiés ou non, handicapés ou sans handicap.

Même aux Etats-Unis: l’organisation précise qu’au début de la pandémie de Covid-19, plus de 15 millions d’élèves de la maternelle au lycée ne disposaient pas d’une connexion internet suffisante pour suivre un enseignement à distance.


■ La vaccination a un effet sur les hospitalisations

Lundi en fin de journée, le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a salué lors d’une conférence de presse à Downing Street

une extrêmement bonne nouvelle

On apprenait qu’une étude menée en conditions réelles au Royaume-Uni chez les plus de 70 ans montre que les vaccins Pfizer et AstraZeneca contre le coronavirus sont «hautement efficaces» après une première dose, particulièrement sur les hospitalisations.

Cette étude de l’organisme Public Health England, qui n’a pas encore été évaluée par un comité de lecture, conclut que ces deux vaccins présentent une efficacité de plus de 80% pour prévenir les hospitalisations chez les plus de 80 ans trois à quatre semaines après la première injection. Le vaccin de Pfizer permet même de réduire de 83% les décès dus à la maladie.

Chez les plus de 70 ans, la protection contre les formes symptomatiques de la maladie quatre semaines après une première dose se situe entre 57 et 61% avec le vaccin Pfizer et entre 60 et 73% pour le vaccin Oxford-AstraZeneca.

Le ministre en a conclu que l’objectif de la «feuille de route» pour sortir progressivement dans les prochaines semaines du troisième confinement instauré depuis plus de deux mois est «atteignable».


■ Twitter veut chasser les faux messages sur les vaccins

Cinq avertissements, puis c’est le bannissement: lundi soir, Twitter a annoncé son intention de renforcer sa lutte contre la désinformation sur les vaccins.

«Nous pensons que ce système des avertissements va aider à éduquer le public sur nos règlements et à mieux réduire la propagation d’informations potentiellement dangereuses ou trompeuses sur Twitter, notamment pour des infractions répétées, modérées ou graves», a indiqué le réseau dans un communiqué.

En décembre, Twitter avait déjà décidé de demander aux utilisateurs de supprimer certaines fausses affirmations, notamment celles suggérant que les vaccins sont utilisés pour porter atteinte aux populations ou les contrôler. Depuis, les modérateurs de la société californienne ont retiré plus de 8400 tweets et notifié quelque 11,5 millions de comptes dans le monde.

Désormais, à partir du deuxième avertissement, les utilisateurs verront leur compte bloqué pendant 12 heures. Au quatrième avertissement, le blocage durera 7 jours. Au cinquième, il deviendra permanent. Ce système s’inspire de celui contre la désinformation liée aux élections et processus civiques, qui a notamment conduit la société à bannir l’ancien président américain Donald Trump.

Twitter va aussi adosser des étiquettes aux messages «pouvant contenir des informations trompeuses sur les vaccins contre le Covid-19», selon le communiqué de lundi.

Des modérateurs seront chargés de déterminer quels contenus enfreignent les règlements, mais la plateforme espère mettre au point un système à la fois humain et automatisé pour détecter les messages problématiques.


■ Donald et Melania Trump vaccinés à la Maison-Blanche

Le président Trump et la Première dame ont été vaccinés à la Maison Blanche en janvier

a indiqué, sans autres précisions, une source proche de l’ex-président à l’agence AFP, lundi.

Contrairement à Joe Biden, qui s’est fait vacciner en direct à la télévision le 21 décembre, quelques semaines avant son arrivée au pouvoir, Donald Trump n’avait jamais mentionné publiquement sa vaccination.

Dimanche, lors de son premier discours depuis son départ de la Maison-Blanche, Donald Trump a estimé que «tout le monde devrait se faire vacciner».