Dans la capitale chilienne, encore partiellement confinée, quelques panneaux colorés s’affichent le long des parcs et des avenues. «Claudio Orrego, gobernador» ou encore, à une fenêtre, «Fernando Atria, constituyente» (constituant). Ce week-end, trois scrutins auront lieu simultanément dans le pays: des élections municipales, l’élection de gouverneurs régionaux (inédite au Chili), et surtout l’élection d’une Assemblée constituante, afin de remplacer la Constitution actuelle, héritée de la dictature du général Pinochet (1973-1990).

«Cette élection est la plus importante depuis la fin de la dictature, avec le référendum de l’an dernier», estime Kenneth Bunker, chercheur associé à l’Université Diego-Portales, à Santiago. Après le gigantesque mouvement social qui a éclaté fin 2019 contre les inégalités, les électeurs chiliens ont voté en octobre à 78% en faveur de la rédaction d’une nouvelle Constitution.