L’agression remonte au 10 juin dernier et s’était déroulée vers 2h40 à Tangshan, une ville chinoise située à environ 150 kilomètres à l’est de Pékin. Dans un restaurant de nuit proposant des grillades, un individu de 41 ans, selon la presse, était venu placer sa main sur le dos d’une femme qui partageait un repas avec des amies.

Econduit, l’homme, aidé de comparses, avait alors frappé les femmes avec des chaises, des bouteilles en verre et avait asséné des coups de poing avant d’en traîner une sur le trottoir et de lui donner d’innombrables coups de pied.

Un «gang» de malfaiteurs

La scène avait été filmée par les caméras de surveillance du restaurant. Les médias avaient publié des images du visage tuméfié et des multiples blessures de la principale victime. La diffusion de cette vidéo, devenue virale, et des photographies sur les réseaux sociaux avait déclenché un tollé en Chine. Ce type d’ultraviolence est peu répandu dans le pays. Nombre d’internautes avaient alors demandé des sanctions exemplaires contre les 28 accusés.

Le tribunal populaire du district de Guangyang dans la ville de Langfang, où était jugée l’affaire, annonce que le principal coupable de la bande a été condamné à 24 ans de prison et à une amende de 320 000 yuans – 46 000 francs. Les 27 autres accusés ont été condamnés à des peines d’emprisonnement comprises entre six mois et 11 ans, assorties pour la plupart d’entre eux d’amendes comprises entre 3000 et 135 000 yuans.

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Au-delà de l’agression dans le restaurant, la justice a infligé une peine particulièrement lourde au principal accusé, car il dirigeait un «gang» de malfaiteurs qui «utilisait la violence et les menaces» pour commettre divers méfaits. Le groupe opérait notamment à Tangshan et effectuait des vols, des violences en réunion, aidait à l’organisation de fraudes sur Internet et avait ouvert des maisons de jeu, une activité illégale en Chine continentale, détaille le verdict.