2000. Google développe une interface en chinois, accessible depuis son portail américain.

2002-2006. Plusieurs militants auraient été arrêtés sur la base d’informations fournies aux autorités par le portail américain Yahoo!, dénonce Reporters Sans Frontières.

Janvier 2006. Google lance son portail chinois Google.cn, et accepte pour cela de pratiquer une autocensure conformément aux exigences de Pékin.

Février 2006. Yahoo!, Microsoft, Cisco et Google sont accusés devant le Congrès américain de collaborer à la politique de censure de Pékin.

Novembre 2006. La Chine installe une «Grande muraille virtuelle», c’est à dire un pare-feu qui empêche l’accès à des sites internet que le gouvernement juge subversifs.

2007. Une version chinoise du réseau social MySpace est lancée, mais son forum interdit de poster tout contenu relatif à la secte Falun Gong, au dalaï lama, à l’indépendance de Taïwan ou tout autre sujet jugé «inapproprié». Quelques mois plus tard, MSN et Yahoo! acceptent d’autocensurer le contenu des blogs chinois qu’ils hébergent, mais refusent de recenser l’identité de leurs auteurs.

2009. A différentes reprises durant l’année - notamment à l’occasion du 20e anniversaire des manifestations de Tienanmen et lors des émeutes d’Urumqi - Pékin bloque l’accès au service de partage de vidéo YouTube, à celui de partage d’images Flickr, au site de micro-blogging Twitter, et au réseau social Facebook, ainsi qu’au service de messagerie Gmail.

Juin 2009. Pékin contraint les fabricants d’ordinateurs à installer d’office un logiciel-espion (le «Green Dam») filtrant le contenu jugé inadéquat.

Janvier 2010. Après avoir détecté des attaques pirates contre plusieurs comptes Gmail appartenant à des militants des droits de l’homme et à des entreprises américaines, Google annonce son refus de se soumettre plus avant à la censure chinoise et menace de quitter le pays.

Mars 2010. Après plusieurs mois de discussions stériles avec les autorités, Google annonce que son portail chinois sera désormais redirigé vers celui de Hongkong.