«Nous saluons et apportons notre soutien à la proposition russe», a déclaré Hong Lei, porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point de presse régulier.

«Tant que cette proposition est porteuse d’un allégement de la tension en Syrie et qu’elle va dans le sens d’une résolution politique de la crise syrienne, en maintenant la paix et la stabilité en Syrie et dans la région, la communauté internationale doit y accorder du crédit», a ajouté le porte-parole.

Le président américain Barack Obama a affirmé que la proposition russe constituait un développement «potentiellement positif» dans le conflit et a promis de la prendre «au sérieux».

La Russie s’offre «une porte de sortie» en proposant de placer l’arsenal chimique syrien sous contrôle international, a de son côté estimé mardi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, en ajoutant que la «fermeté» des Occidentaux avait «payé».

Considéré comme l’un des plus importants du monde, l’arsenal chimique syrien est estimé à «plus de 1000 tonnes» par les services de renseignement français. Sa neutralisation, si elle était actée, pourrait s’avérer extrêmement délicate sur le terrain, en plein milieu d’une guerre civile qui a déjà fait plus de 100 000 morts.

Depuis plus de deux ans, la Chine oppose une fin de non-recevoir aux appels internationaux à exercer davantage de pression sur le régime de Bachar el-Assad, usant de son veto au Conseil de sécurité des Nations unies.