La file d’attente serpente sur une centaine de mètres, devant un bâtiment administratif, jusqu’à un bus transformé en centre de vaccination mobile. A l’intérieur, on aperçoit des réfrigérateurs, et des patients qui remontent la manche pour recevoir une piqûre à l’épaule: dans ce quartier de la lointaine banlieue de Shanghai, à l’ouest de la ville, on vaccine avec le CoronaVac, le vaccin de la firme pékinoise Sinovac, qui fournit l’essentiel des sérums avec Sinopharm, autre géant de la pharmacie chinoise. «Nous vaccinons 600 à 700 personnes par soir», indique Zhang Junhao, gilet vert sur le dos indiquant sa qualité de «volontaire pour la ville de Shanghai», chargé de l’organisation de la campagne. A 20h, une heure avant la fin de l’événement, il commence à refouler les derniers arrivés, qui devront revenir dans les prochains jours.

Après un début de campagne vaccinale timide, la Chine a mis un coup d’accélérateur depuis début mars. Objectif: 560 millions de personnes vaccinées d’ici à juin, soit 40% de la population chinoise. Le 28 avril, 244 millions de doses avaient été administrées (la Chine ne donne pas le détail des premières et secondes doses). Si le nombre est important, c’est moins d’un quart du nombre de doses nécessaires pour atteindre cet objectif, à raison de deux injections par personne.