«Je préfère faire profil bas», s’excuse un maître de conférences en journalisme dans une université de Hongkong, qui demande à rester anonyme. Depuis quelques semaines, il est attaqué en ligne, sur Weibo, équivalent chinois de Twitter, et sur Bilibili, une plateforme vidéo. «Ils postent des captures d’écran de mes comptes Facebook ou Twitter, sur lesquels j’ai publié des articles de médias étrangers, et m’accusent de soutenir l’indépendance de Hongkong, mais ce n’est absolument pas le cas», assure-t-il. Qu’importe, pour les nationalistes chinois qui occupent l’essentiel de l’espace politique sur l’internet chinois, la nuance n’est pas de mise: ceux qui ne critiquent pas le mouvement de protestation de Hongkong sont présentés comme anti-chinois, voire comme des séparatistes. Le chercheur a reçu des menaces de mort.

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