Ils sont calfeutrés dans des guérites, à l’entrée de la plupart des résidences de Chine. Quand un visiteur veut entrer, ils surgissent, casquette et gilet sans manches décrivant leur fonction de volontaires des comités de quartier, armés d’un thermomètre qu’ils lui braquent sur le front. Le visiteur doit entrer ses coordonnées: nom, numéro de carte d’identité, de téléphone, genre, adresse et provenance. Le membre du comité de quartier, ou le gardien, ajoute la température de la personne. Dans le meilleur des cas du moins. Car face à la progression du virus, de plus en plus de résidences n’acceptent plus le moindre visiteur, même dans les grandes villes comme Shanghai et Pékin. Dans des centaines de villes, plus touchées par le virus, comme au Hubei, ou au Zhejiang, les volontaires et responsables des comités de quartier empêchent carrément les résidents de sortir de chez eux.

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