Aux confins de la Vieille Havane et de Centro Havana, il existe un quartier chinois singulier. Les serveurs cubains y sont habillés de vêtements traditionnels de l’Empire du Milieu. Ils interpellent le passant. «Venez déguster des repas typiques chinois arrosés de mojitos et daïquiris!» dit l’un d’eux. Les habitants de ce Barrio Chino tropical ont presque tous déserté l’île communiste au moment de la révolution. L’influence de la Chine n’a pourtant jamais été aussi marquante à Cuba. Les émeutes qui se sont déroulées le 11 juillet dernier l’ont montré. La Havane a bien reçu le soutien de ses alliés traditionnels, l’Iran, le Venezuela, la Corée du Nord et la Russie. Mais si ces derniers jouent encore un rôle, ce ne sont plus des alliés aussi déterminants. Ce rôle, la Chine se l’est attribué.