Le biréacteur J-31, au fuselage noir, s’est élevé à la verticale et a effectué deux rotations sur lui-même en réalisant une grande boucle, selon un journaliste de l’AFP à Zhuhai. La démonstration intervenait au dernier jour d’une visite du président américain Barack Obama en Chine.

«C’est le nouveau!», s’est exclamé un spectateur ravi, l’armée chinoise cultivant d’habitude l’opacité sur ses nouveaux armements, qu’elle rechigne à exposer en public.

Le J-31 est considéré comme la réponse chinoise au chasseur furtif F-35 de l’US Air Force, même si le premier n’atteint pas le niveau de technicité du second, de l’avis des spécialistes. Les Etats-Unis sont le seul pays au monde à disposer de chasseurs-bombardiers furtifs – échappant aux détections radars – opérationnels.

Le J-31, construit par l’avionneur China Aviation Industry Corp (AVIC), fait depuis longtemps l’objet de rumeurs et de spéculations, des premiers clichés de l’appareil étant apparus sur des blogs d’initiés. Son arrivée intervient alors que Pékin, en affirmant sa puissance et ses ambitions maritimes, inquiète certains de ses voisins, dans un contexte de tensions de souveraineté territoriale.

La Chine, dotée de la plus grande armée de la planète (l’APL) et d’un arsenal nucléaire, a le deuxième budget de défense du monde après les Etats-Unis, ce qui suscite aussi des craintes à Washington.

Pékin avait dévoilé début 2011 son J-20, son premier prototype de chasseur-bombardier furtif, plus tôt qu’attendu par les experts, confirmant ainsi la rapide modernisation de ses forces armées.