La Bourse de Hongkong (indice Hang Seng) a plongé de plus de 3,2%, lundi, à l’ouverture après des manifestations à travers la Chine continentale. L’indice composite de Shanghai, la plus vaste mégalopole chinoise où des heurts ont éclaté avec des groupes de contestataires, a perdu 1,5%, tandis que celui de la Bourse de Shenzhen, la deuxième de Chine, a perdu 1,54%.

A Shanghai, deux nouvelles personnes ont été arrêtées lundi sur le lieu des manifestations de ce weekend. Dimanche soir, le correspondant de la RTS Michael Peuker et son caméraman ont brièvement été arrêtés dimanche juste après un direct au 19h30.

Pour beaucoup, la soirée de samedi avait commencé un verre à la main dans un bar du centre de Shanghai, à regarder la Coupe du monde de football. Quelques heures plus tard, des centaines de jeunes entonnaient «Xi Jinping, démission!», «A bas le Parti communiste!». Ce week-end, les manifestations se multiplient en Chine en réaction à la mort de dix personnes dans l’incendie d’une résidence à Urumqi, la capitale du Xinjiang, où les secours ont été ralentis par les restrictions de la politique zéro covid. A Shanghai et dans de nombreuses universités à travers le pays, ces commémorations sont un moyen pour la jeunesse de dénoncer une stratégie que les autorités appliquent avec toujours plus de zèle alors que les cas de covid se multiplient à nouveau cet hiver. Un mouvement exceptionnel dans un Etat policier où le contrôle est toujours plus étroit depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012.