Depuis 2020 et l’apparition du SARS-CoV-2, l’entrée en Chine est très limitée. Sauf pour une catégorie de personnes: les «fugitifs» que Pékin se fait fort de ramener au pays. En deux ans, ils sont 2500 dissidents, requérants d’asiles, membres de la minorité ouïgoure, activistes de Hongkong, fonctionnaires corrompus ou simples criminels en fuite à être rentrés au pays, selon Safeguard Defenders. Cette ONG fondée par l’avocat suédois Peter Dahlin détaille les méthodes de ces retours qu’elle qualifie d’involontaires: cela va des pressions et menaces contre les familles restées en Chine au kidnapping à l’étranger en passant par la «visite» de la personne visée par des agents chinois envoyés dans son pays de résidence.