Pressions et sanctions ne peuvent pas «régler fondamentalement» le dossier nucléaire iranien, a réaffirmé mardi un porte-parole chinois après que Washington a assuré avoir reçu l’accord du président Hu Jintao pour un renforcement des sanctions contre l’Iran.

«La Chine a toujours soutenu que le dialogue et la négociation sont le meilleur moyen de trouver une solution à ce problème. Les pressions et les sanctions ne peuvent pas le régler fondamentalement», a dit le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mme Jiang Yu.

La Maison Blanche avait affirmé lundi que le président des Etats-Unis Barack Obama et son homologue chinois Hu Jintao étaient tombés d’accord, lors d’une rencontre à Washington, pour que leurs pays travaillent ensemble à des sanctions à l’ONU contre l’Iran en raison de son programme nucléaire.

Téhéran a de son côté indiqué mardi qu’il ne considérait pas les déclarations lundi de la Chine sur le nucléaire comme un signe de soutien aux Etats-Unis qui cherchent à faire adopter de nouvelles sanctions contre l’Iran, soupçonné de développer l’arme atomique. «Nous interprétons de façon différente […] les commentaires faits après la rencontre entre responsables américains et chinois», a répondu le porte-parole des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast à une question portant sur un éventuel revirement de la position de la Chine sur le programme nucléaire iranien. «Nous ne considérons pas les commentaires (chinois) comme un (signe d’) accord avec les responsables américains et de soutien aux Etats-Unis pour toute nouvelle mesure injuste», a-t-il ajouté.

La Chine est le premier partenaire commercial de l’Iran et importe 11% de son pétrole depuis Téhéran. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, elle est le dernier rempart à une sanction onusienne contre la république islamique.