31 août 1991, l’indépendance

Après l’échec du coup d’Etat de Moscou contre Mikhaïl Gorbatchev, qui marque la chute de l’URSS, le Kirghizistan déclare son indépendance le 31 août 1991. Le pays adhère à la CEI à la fin 1991.

Octobre 1991, Askar Akaev

En octobre 1991, Askar Akaev, jusque-là président du Soviet suprême est élu président de la République du Kirghizistan. Le pays se dote d’une Constitution en 1993. Le pouvoir, exercé par Askar Akaev jusqu’en 2005, sera rapidement taxé d’autoritarisme.

Printemps 2005, la révolution des tulipes

En février et mars 2005, les élections législatives sont contestées par l’opposition et dénoncées comme frauduleuses par l’OSCE. De nombreuses manifestations demandent le départ d’Askar Akaev. Le 24 mars, plusieurs milliers de manifestants marchent sur la présidence, et poussent le président à la fuite. C’est la «révolution des tulipes». Kourmanbek Bakiev, ancien premier ministre, est nommé président par intérim puis remporte l’élection présidentielle.

2006-2009, la dégradation du climat politique

Un an à peine après l’arrivée au pouvoir de Kourmanbek Bakiev, nombre de ses alliés se dissocient de lui et rejoignent l’opposition. Ils accusent le président de corruption et d’autoritarisme, mais le pays reste relativement ouvert par rapport à ses voisins d’Asie centrale, l’Ouzbékistan ou le Turkménistan.

2009, la dérive autoritaire

Courant 2009, le pays bascule dans toujours plus d’autoritarisme. Le régime de Kourmanbek Bakiev est de plus en plus critiqué par les défenseurs des droits de l’homme et l’opposition, notamment pour les pressions et attaques contre les médias indépendants du pays. L’opposition dénonce le harcèlement dont elle fait l’objet, ainsi que les organes de presse. Plusieurs meurtres de journalistes sont dénoncés par les ONG. L’élection présidentielle, en juillet 2009, a été jugée frauduleuse par l’opposition et les observateurs internationaux. Mais le régime kirghize reste incontournable pour les forces de l’OTAN, impliquées en Afghanistan.

Mars – avril 2010, le soulèvement

En mars, trois journaux d’opposition sont interdits de publication. Ces décisions provoquent des manifestations dès le 3 avril, qui sont réprimées par la police alors même que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est en visite dans le pays. Le 6 avril, l’opposition envahit un bâtiment gouvernemental à Talas dans le nord-ouest du pays. Le 7 avril, une très grande manifestation a lieu à Bichkek. Les opposants affrontent les forces de l’ordre et renversent le pouvoir. Rosa Otounbaïeva, ex-ministre des affaires étrangères, est nommée chef du gouvernement par intérim.