Le quotidien affirme que le rapport de 600 pages dont il a obtenu une copie, évoque des décennies de conflits avec d’autres pays sur le sort de criminels de guerre détenus aux Etats-Unis et à l’étranger.

Le document évoque notamment une aide apportée en 1954 par des responsables de la CIA à Otto von Bolschwing, un associé du criminel nazi Adolph Eichmann.

Otto von Bolschwing, qui avait contribué à mettre au point les projets initiaux visant «à débarrasser l’Allemagne des Juifs» a ensuite travaillé pour la CIA aux Etats-Unis, selon le rapport.

Dans une série de notes internes, les responsables de l’agence de renseignement américaine ont notamment débattu de ce qu’il faudrait faire si von Bolschwing était interrogé sur son passé: nier tout lien avec les nazis ou «se justifier en évoquant des circonstances atténuantes», rapporte le New York Times.

Après avoir découvert ses liens avec le nazisme, le ministère de la Justice avait cherché à l’expulser en 1981, mais von Bolschwing est mort cette même année à l’âge de 72 ans, souligne le journal.

Parmi une vingtaine de cas évoqués, le rapport évoque également celui d’Arthur Rudolph, un scientifique nazi qui gérait l’usine d’armement de Mittelwerk en Allemagne, indique le New York Times.

Il a été accueilli aux Etats-Unis en 1945 pour ses compétences en matière de construction de fusées dans le cadre d’une opération baptisée «Operation Paperclip», un programme américain de recrutement de scientifiques ayant travaillé en Allemagne nazie.

Arthur Rudolph a ensuite été récompensé par la Nasa et crédité comme le père de la fusée américaine Saturn V.

Le ministère de la Justice a empêché la publication du rapport depuis 2006, note le New York Times. Il a finalement été transmis à la presse et à d’autres organisations, pour éviter un procès.