Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Frank-Walter Steinmeier, Jens Spahn, Horst Seehofer, Cem Özdemir, Martin Schulz. (Wikimedia. Montage: Joëlle Kercan)

Allemagne

Les cinq acteurs clés de la crise politique en Allemagne

Après son échec à former un gouvernement de coalition, Angela Merkel cherche une issue à l'impasse politique. Passage en revue des personnalités qui vont jouer un rôle majeur dans les jours à venir


■ Frank-Walter Steinmeier, président

Le maître des horloges

L’ex-ministre des Affaires étrangères social-démocrate de l’ex-grande coalition CDU-SPD n’est pas favorable à de nouvelles élections. Pour lui, les partis doivent assumer leurs responsabilités: il va donc de nouveau rencontrer tous les responsables de parti. Il pourrait accepter la formation d’un gouvernement minoritaire au Bundestag, si la CDU/CSU le souhaite – ce serait une première au niveau fédéral, loin de la stabilité chérie par les Allemands. C’est aussi lui qui peut décider en dernier ressort d’éventuelles nouvelles élections.

■ Jens Spahn, membre du présidium de la CDU

Un ambitieux en embuscade

A 37 ans, le secrétaire d’Etat aux Finances élu en Rhénanie-du-Nord-Westphalie fait partie de la nouvelle génération de la CDU qui piétine aux portes du pouvoir. Déjà parfois présenté comme un successeur possible d’Angela Merkel, ouvertement gay, il défend des positions fermes contre la burqa et d’autres formes visibles de l’islam dans l’espace public. Son opposition à une politique migratoire ouverte pourrait lui valoir les sympathies des libéraux. Des changements à la tête de la CDU pourraient ainsi changer la donne.

■ Horst Seehofer, président de la CSU

L’allié lié

Le président de la branche bavaroise de la CDU, âgé de 68 ans, a toujours négocié à Berlin en regardant vers Munich, soutenant des positions plus dures en matière d’immigration et d’environnement. La CSU a déçu lors des dernières élections. En proie à des luttes de pouvoir internes, elle doit renouveler son bureau en décembre et les spéculations vont bon train au sujet du maintien de Horst Seehofer à la tête du parti. La CSU doit clarifier cette semaine ses alliances, sans qu’on attende de grands bouleversements. Un changement à sa tête aurait forcément des conséquences au niveau national.

■ Cem Özdemir, chef des Verts

Le réalo

Le chef de file des Verts a salué les efforts d’Angela Merkel pendant les négociations et a accusé les libéraux d’avoir mis en scène leur rupture en grossissant les points de désaccord avec eux. Lui ne serait pas contre une coalition minoritaire Verts-CDU au Bundestag, même si la cohabitation avec la CSU, nettement plus conservatrice, serait plus compliquée. Parfois surnommé l’«Obama allemand», il pourrait faire ses débuts de ministre dans un gouvernement minoritaire de transition.

■ Martin Schulz, président du SPD

Sous pression

Le chef de file des sociaux-démocrates a beau avoir répété sur tous les tons que son parti voulait faire une cure d’opposition et qu’il ne participerait pas à une grande coalition, il va devoir affronter le président Steinmeier issu des mêmes bancs que lui et qui appelle les partis à prendre leurs responsabilités. Or le SPD est arrivé 2e aux élections (20,5%). Des voix s’élèvent pour demander que Martin Schulz soit remplacé par l’actuel ministre des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo monde

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

Cela faisait 5 ans que le pays adepte des grandes démonstrations de force n'avait plus organisé ses «jeux de masse», où gymnastes et militaires se succèdent pour créer des tableaux vivants devant plus de 150 000 spectacteurs. Pourquoi ce retour?

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

n/a