Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a accordé au Conseil des gardiens de la Constitution cinq jours supplémentaires pour l’examen des plaintes concernant l’élection présidentielle du 12 juin. Mir Hossein Moussavi, principal rival du président réélu Mahmoud Ahmadinejad, mais aussi le candidat réformateur Mehdi Karoubi et le candidat conservateur Mohsen Rezaï, ont dénoncé des irrégularités dans le scrutin, les deux premiers demandant l’annulation de l’élection. Le Conseil des gardiens a exclu hier l’annulation de la présidentielle contestée.

U Le président Barack Obama a haussé le ton hier contre le régime de Téhéran en condamnant la répression des manifestations post-électorales, et a rejeté les accusations d’ingérence en Iran, au cours d’une conférence de presse à Washington. Le président a également estimé que la légitimité de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad posait de «sérieuses questions».

U A Berne, Micheline Calmy-Rey a justifié hier l’attitude prudente de la Suisse par le fait qu’elle joue un rôle particulier en Iran, en y représentant les intérêts américains. «Mais nous savons aussi que des réactions trop fortes affaiblissent l’opposition, qui est ensuite accusée d’être manipulée par l’extérieur», a souligné la cheffe de la diplomatie. «C’est aussi une raison qui nous a conduits à pas trop réagir, à rester en deçà des standards de communication habituels du DFAE.»