Les lieux saints de l’islam CHIIte (1)

Les cinq piliers de la foi

L’islam chiite montre de nombreuses différences avec le courant ultra-majoritaire (85%) sunnite, mais un socle commun existe

Les cinq piliers de la foi

L’islam chiite montre de nombreuses différences avec le courant ultra-majoritaire (85%) sunnite, mais un socle commun existe, à commencer par le Coran, un entrelacs de sourates, dont Mahomet n’est pas l’auteur, mais le destinataire. Ce livre, une parole considérée comme sacrée, ainsi que cinq obligations rituelles auxquelles les croyants doivent se conformer, les piliers de l’islam, sont partagés par tous les musulmans hormis les Druzes. Les chiites y ajoutent d’autres obligations.

Le premier pilier est la profession de foi (shahada en arabe): elle consiste à attester qu’«il n’y a pas de dieu à part Dieu» (la ilaha illa-llah) et que «Mahomet est son prophète» (Muhammadun rasulu-llah) . Pour être musulman, il faut réciter en arabe la formule consacrée devant des témoins eux-mêmes musulmans. Les chiites ajoutent à la shahada sunnite: «Ali est l’ami de dieu.»

Les cinq prières quotidiennes (salah) composent le deuxième pilier. Après ses ablutions – les mains, les pieds, les coudes et le visage doivent être lavés –, le croyant prie tourné vers la Kaaba, le centre du sanctuaire de La Mecque. La prière a lieu avant le lever du soleil, peu après midi, dans l’après-midi, après le coucher du soleil et, enfin, à la nuit tombée. Elle se pratique seul ou en groupe et pas nécessairement dans une mosquée. Les chiites peuvent faire se succéder directement les prières de midi et de l’après-midi et celles du soir, comme s’il n’y avait plus que trois prières par jour.

L’ aumône légale (zakat) est la troisième obligation faite au croyant: chacun doit donner un quarantième de sa fortune (les avoirs et les revenus, à l’exclusion des biens immobiliers) aux pauvres, aux voyageurs, aux infirmes ou aux autres ayants droit recensés par le Coran.

Le quatrième pilier est le jeûne prescrit durant le mois de ramadan.

Le cinquième, le pèlerinage à La Mecque (le hajj), que chacun doit réaliser au moins une fois dans sa vie, à condition d’en avoir les moyens physiques et matériels. Les chiites ajoutent au hajj d’autres pèlerinages, notamment ceux sur le mausolée d’Ali, à Nadjaf, et sur le tombeau de son fils Hussein, à Kerbala, tous deux en Irak.

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