Les insurgés talibans ont revendiqué l’attentat dans un SMS. «Un terroriste a déclenché sa bombe à proximité des soldats français» alors qu’ils protégeaient une assemblée de notables à Joybar, dans la province de la Kapisa, selon la présidence, qui ne dit pas explicitement qu’il s’agit d’une attaque suicide.

Quatre soldats français et trois civils afghans ont également été grièvement blessés, selon la présidence française. «Un kamikaze à pied a visé un convoi de l’armée française dans le village de Gulzarkhail, dans le district de Tagab. Il y a des victimes parmi les soldats français mais je n’ai pas plus de détails», avait auparavant déclaré Sayed Sakhidad Matin, chef de la brigade criminelle de Kapisa.

Parallèlement, la Force de l’OTAN en Afghanistan (Isaf) avait annoncé dans un communiqué que cinq de ses militaires avaient péri dans une attaque dans l’est de l’Afghanistan, sans préciser leur nationalité.

Cette attaque intervient au lendemain de la visite surprise dans la province du président français Nicolas Sarkozy, qui a annoncé le retrait d’ici à fin 2012 d’un quart des soldats français – soit un millier d’hommes – déployés en Afghanistan. «Il n’a jamais été question de garder indéfiniment des troupes en Afghanistan. Il faut savoir finir une guerre», avait alors expliqué Nicolas Sarkozy aux soldats français.

Le 23 juin, le président Barack Obama avait annoncé le retrait d’un tiers du contingent américain d’Afghanistan d’ici à l’été 2012, soit quelque 33 000 hommes. Les Américains composent plus des deux tiers de l’Isaf.

Quelque 4000 militaires français sont déployés dans le pays, la plupart en Surobi, à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul.