L’évacuation «a lieu immédiatement. Nous ne pouvons pas être sûrs que les gens sont en sécurité», a déclaré Georgia Gould, responsable de la municipalité, neuf jours après l’incendie qui a ravagé la tour Grenfell, faisant 79 morts. «L’incendie de Grenfell a tout changé, et nous ne pouvons pas nous permettre de prendre de risque», a-t-elle ajouté. «Tout ce qui nous importe est de mettre les gens en sécurité, pendant que nous procédons à ces travaux urgents».

Série de tests sur la sécurité incendie

Cette évacuation fait suite à une série de tests sur la sécurité incendie de ces immeubles, effectués à la demande de la municipalité locale, et jugés insatisfaisants, notamment en ce qui concerne le revêtement extérieur. Les travaux devraient durer «entre deux à quatre semaines», pendant lesquels les habitants vont être relogés.

Devant le parlement, jeudi matin, la Première ministre britannique Theresa May avait déclaré que «le gouvernement (avait) ordonné l’examen des revêtements de tous les immeubles» de logements sociaux gérés par les pouvoirs publics dans le pays. Selon ses services, 600 immeubles auraient un revêtement similaire à celui de la tour Grenfell. Ce revêtement, composés de polyéthylène (plastique), enchâssé entre deux couches d’aluminium, a été mis en cause dans la propagation rapide des flammes dans la tour jusqu’au sommet.

Possibles poursuites pour «homicide»

Fiona McCormack, une des responsables de la police scientifique de Londres, a annoncé vendredi que l’incendie était parti d’un réfrigérateur défectueux. Elle a souligné que la police allait «examiner la construction du bâtiment, sa rénovation» et la manière dont le revêtement de la façade a été installé. Des poursuites pour «homicide» ne sont pas à exclure, a-t-elle souligné. Elle a également ajouté que le nombre de victimes de l’incendie pourrait encore s’alourdir. Pour le moment, seules neuf d’entre elles ont été formellement identifiées.


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