Nidal Salah suit de son doigt les contours d’une large tache foncée sur la coque d’un smartphone. «C’est son sang, dit-elle, il avait son téléphone avec lui.» Elle fait mine de ranger l’appareil dans sa poche arrière. Elle n’a toujours pas eu la force de l’allumer. Il appartenait au plus jeune de ses fils, Zaid Ghnaim, 14 ans, tué le 27 mai par l’armée israélienne à Al-Khader, près de Bethléem, en Cisjordanie occupée.