Le clan Kadhafi semble divisé. «Je vous parle d’une banlieue de Tripoli. Nous voulons tranquilliser le peuple libyen, nous sommes toujours là, la résistance continue et la victoire est proche», a dit Seif al-Islam, dans un message sonore diffusé dans la soirée par la télévision Arrai, basée à Damas. «Chaque Libyen est Mouammar Kadhafi, chaque Libyen est Seif al-Islam (...) Là où vous vous trouvez face à un ennemi, combattez-le», a-t-il ajouté, en précisant: «Le +Guide+ se porte bien».

Alors que les rebelles ont lancé aux partisans de Kadhafi un ultimatum fixé à samedi pour déposer les armes, Seif al-Islam a mis en garde contre un assaut sur Syrte, la région natale de son père, affirmant que «20.000 hommes armés» étaient prêts au combat.

Son frère Saadi a en revanche adopté un ton différent, qualifiant les rebelles de «frères» et se disant prêt à se rendre pour «arrêter l’effusion de sang», dans une interview le même soir à la chaîne de télévision Al-Arabiya.

Saadi est «hésitant» à se rendre, a affirmé le vice-président du conseil militaire des insurgés, Mehdi Harati. Mais, a-t-il souligné, s’il le fait, «nous assurerons sa sécurité».

Une partie de la famille de Mouammar Kadhafi a déjà fui en Algérie, notamment sa fille Aïcha et deux de ses fils -Mohamed et Hannibal. L’ex-homme fort du pays, traqué depuis la chute de son QG il y a huit jours, reste de son côté introuvable.

Où est Kadhafi?

Pour les rebelles, Mouammar Kadhafi est «très certainement» en Libye et un responsable au Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, Ahmad Darrad, a estimé qu’il était de leur «droit de le tuer» s’il ne se rendait pas.

Outre M. Obeidi, la rébellion, qui a offert une récompense de 1,7 million de dollars pour la capture mort ou vivant de Kadhafi, a affirmé avoir arrêté un autre de ses proches, Nagi Ahrir, en espérant qu’il les mettra sur sa piste.

Les rebelles, qui cherchent à venir à bout des loyalistes dans les derniers bastions du régime, ont donné jusqu’à samedi aux pro-Kadhafi pour se rendre. «Cette fenêtre d’opportunité expirera à la fin de l’Aïd el-Fitr. A partir de samedi, si une issue pacifique n’est toujours pas en vue, nous pourrons faire la différence militairement», a averti le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil.