Les craintes des militants ont été confirmées. Le dossier ukrainien a bel et bien éclipsé la question centrale de la lutte contre le changement climatique. Le chancelier allemand, Olaf Scholz, semble en effet ne pas avoir réussi à convaincre ses partenaires de soutenir à 100% son idée de «club climat», qu’il avait lancée à l’époque où il n’était encore que ministre des Finances de l’ex-chancelière Angela Merkel. A l’origine, Olaf Scholz avait comme ambition de pousser les pays du G7, et idéalement d’autres, à se fixer des objectifs et un rythme plus ambitieux que ceux énoncés par la conférence pour le climat de l’ONU, qui prend en compte les demandes de 190 pays. Pour le chancelier, ce club climat devrait servir d’exemple et jouer un rôle d’entraînement. Les pays y participant s’engageraient à mettre en place un prix commun du CO2 et à imposer des taxes pour les importations en provenance des Etats non-membres. Pour en être exemptés, les pays pauvres pourraient recevoir des aides afin de faire passer leurs économies vers la neutralité carbone. «Le club climat consiste à travailler ensemble entre Etats prêts à devenir neutres en CO2 très rapidement, d’ici au milieu de ce siècle», a résumé Olaf Scholz, lundi 27 juin, lors d’un entretien à la chaîne de télévision ZDF. «Il existe des chemins différents que les Etats veulent emprunter mais l’objectif doit être le même», a-t-il ajouté.