«Si vous continuez à nous laisser tomber, nous nous tournerons vers les tribunaux pour demander des comptes», préviennent plus d’une vingtaine d’ONG dans une lettre à destination de leurs gouvernements et publiée mardi. Les associations signataires proviennent d’Afrique, Amérique du Nord et du Sud, Asie, Australie ou Europe. Elles demandent aux gouvernements d’agir de manière plus décisive pour limiter le réchauffement climatique et pour en atténuer les effets catastrophiques.

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«La COP27 est l’occasion pour vous de changer de cap: de minimiser l’ampleur des souffrances et des violations des droits humains causées par votre incapacité à faire face à la crise, et de respecter vos obligations légales en vertu du droit national et international», plaident les ONG, avant le grand rendez-vous international du climat sous l’égide de l’ONU, qui se tient en novembre en Egypte.

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2000 affaires dans le monde

Parmi les signataires, Notre Affaire à Tous a déjà fait condamner l’Etat français, un tribunal le tenant pour «responsable» de manquements à ses engagements et du «préjudice écologique» qui en découle. La fondation néerlandaise Urgenda a de son côté obtenu de la Cour suprême des Pays-Bas en 2019 qu’elle ordonne à l’Etat de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici fin 2020.

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Le nombre de contentieux climatiques dans le monde est en forte hausse ces dernières années. La base de données de la Columbia Law School répertorie ainsi plus de 2000 affaires à travers le monde, dont une majorité aux Etats-Unis.