La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite au Yémen a annoncé lundi un cessez-le-feu entre le gouvernement yéménite et les séparatistes du Sud. Les deux parties vont tenir de nouvelles discussions en Arabie saoudite pour discuter de la trêve, a ajouté le porte-parole de la coalition Turki al-Maliki.

Le maintien de ce cessez-le-feu serait favorable à la coalition, qui intervient depuis 2015 aux côtés du gouvernement yéménite dans la guerre contre les rebelles Houthis soutenus par l'Iran, rival régional de l'Arabie saoudite. Ces derniers contrôlent une bonne partie du nord du Yémen, dont la capitale Sanaa.

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L'annonce intervient après la prise samedi par les séparatistes du Conseil de transition du sud (STC) du contrôle de l'île stratégique yéménite de Socotra, au large d'Aden.

L'espoir d'un accord de partage du pouvoir 

Le STC et le gouvernement sont en principe alliés au sein de la coalition militaire qui lutte contre les rebelles Houthis. «La coalition salue la réponse du gouvernement légitime du Yémen et du Conseil de transition du sud de demande d'un cessez-le-feu global, de désescalade et d'une réunion qui se tiendra dans le royaume», a indiqué Turki al-Maliki dans un communiqué relayé par les médias officiels, sans fournir de précisions.

Selon lui, ce processus fera progresser l'application d'un accord de partage du pouvoir dans le Sud conclu à Riyad en novembre 2019 entre les deux parties, mais qui s'est rapidement effondré.

Cette guerre dans la guerre a compliqué un conflit qui, en une demi-décennie, a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué, selon l'ONU, la pire crise humanitaire en cours dans le monde au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

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Le Sud était un pays indépendant jusqu'à l'unification en 1990, et le sentiment séparatiste est toujours fort. Les séparatistes, basés à Aden, avaient proclamé l'autonomie du Sud le 26 avril après l'effondrement de l'accord de paix avec le gouvernement.