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Des combattants des Forces démocratiques syriennes dans un bâtiment près de Minbej, dans la province d'Alep.
© © Rodi Said / Reuters

syrie

Les combattants arabo-kurdes menacent un bastion de l’Etat islamique

De lourds combats ont lieu jeudi à Minbej par où transite l’approvisionnement de l’EI en hommes et en armes

Des combattants arabo-kurdes, soutenus par la coalition internationale menée par les Etats-Unis, sont entrés jeudi à Minbej, important fief du groupe Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie. Il s’agit d’une percée dans leur offensive pour reprendre cette ville.

Des combats de rue faisaient rage dans la cité entre les Forces démocratiques syriennes (FDS). Les djihadistes étaient visés par des bombardements intensifs de la coalition, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Située dans la province d’Alep, Minbej est un carrefour stratégique sur la route qui permet à l’EI de s’approvisionner en armes et en hommes de la frontière turque vers Raqa, capitale de facto du groupe ultraradical en Syrie.

Les FDS, dominées par les forces kurdes, ont lancé le 31 mai leur offensive pour prendre Minbej avec l’appui de l’aviation de la coalition. Ils ont réussi à s’emparer de plusieurs villages et hameaux à l’EI autour de la localité qu’ils ont totalement assiégée.

«Sous la couverture des appareils de la coalition, les FDS sont entrées à Minbej du côté sud», a déclaré à l’AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, qui s’appuie sur un vaste réseau de sources et de militants à travers le pays ravagé par une guerre très complexe. Selon lui, des dizaines de milliers de civils sont toujours bloqués dans la ville d’où 8 000 habitants ont toutefois réussi à fuir depuis le début de l’offensive des FDS.

Combats de rue féroces entre les immeubles

Les FDS ont réussi à forcer les défenses de l’EI dans son fief quelques heures après avoir pris le village de Qanat el-Cheikh Tabbach à la périphérie sud-ouest de la ville, a-t-il précisé. Mais «leur progression va être ralentie par les mines et les engins explosifs disséminés par les djihadistes», une tactique pour freiner l’avancée des troupes, selon lui.

Rami Abdel Rahmane a fait état de «combats de rue féroces entre les immeubles», en précisant que deux membres des FDS avaient péri dans l’explosion d’une mine dans l’une des habitations de Minbej, qui est aux mains de l’EI depuis 2014.

Les FDS assiégeaient Minbej depuis dix jours privant l’EI de son principal carrefour d’approvisionnement à partir de la Turquie. Mais leur progression était freinée par les attaques suicides quasi quotidiennes des djihadistes.

Les combattants arabo-kurdes devront également dans leur avancée tenir compte de la présence des civils qui pourraient être utilisés comme des boucliers humains, une autre tactique à laquelle ont recours les djihadistes en Irak voisin.

Avancées à Raqa

Sur un autre front de la guerre en Syrie, les forces du régime appuyées par l’aviation et les militaires de l’allié russe tentent d’avancer de nouveau en direction de la province de Raqa, voisine de celle d’Alep, après en avoir été évincés par les djihadistes de l’EI lundi à la faveur d’une contre-offensive.

Après leur retrait forcé, les forces prorégime ont pris position à la frontière entre les provinces de Raqa et Alep. Trois soldats russes ont été grièvement blessés mardi quand leur véhicule a sauté sur une mine placée par les djihadistes, selon l’OSDH. «Les forces russes ont ensuite récupéré les soldats», a ajouté l’Observatoire.

Même si les Etats-Unis et la Russie ont des alliés différents sur le terrain en Syrie, ils sont d’accord pour en finir avec l’EI, responsable de terribles exactions et d’attentats meurtriers dans le monde.

Déclenché en 2011, le conflit en Syrie qui opposait au départ régime et rebelles est devenu plus complexe avec l’implication des djihadistes et des acteurs régionaux et internationaux. Il a fait plus de 280 000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.

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