Plus de 2000 personnes se sont rassemblées lundi sur la Place des Nations à Genève pour commémorer le jour du souvenir de la Shoah. Le philosophe français Bernard-Henri Lévy et le prix Nobel de la paix Elie Wiesel prendront la parole en début de soirée.

La cérémonie se déroule symboliquement devant le Palais des Nations où s’est ouvert le même jour la Conférence de l’ONU contre le racisme (Durban II). Organisée par les communautés juives de Genève, elle vise à «rappeler de manière forte que toutes les formes de racisme, comme l’antisémitisme, peuvent conduire aux pires crimes contre l’humanité».

La manifestation a débuté par la lecture de noms de victimes de la Shoah. Une «flamme de la mémoire» sera ensuite allumée par des rescapés en souvenir des 6 millions de juifs et des autres minorités victimes de l’Holocauste.

Parmi les orateurs annoncés figurent le conseiller d’Etat Laurent Moutinot, Elie Wiesel, lui-même rescapé de la Shoah, le père Patrick Desbois, conseiller du Vatican pour les relations avec le judaïsme, Irwin Cotler, ancien ministre de la justice du Canada, et Bernard-Henri Lévy.

Le prix Nobel de la paix Elie Wiesel a jugé que Mahmoud Ahmadinejad était «une honte» pour l’ONU, après la diatribe anti-israélienne du président iranien devant la Conférence «Durban II» sur le racisme à Genève.

Le président iranien «est une honte pour les Nations unies, pour la diplomatie mondiale et pour l’humanité tout entière», a estimé M. Wiesel en marge d’une cérémonie de commémoration de la Shoah.

«J’étais scandalisé, parce qu’il a tout repris de Durban I», la première conférence sur le racisme qui s’était déroulée en 2001 en Afrique du Sud et où des attaques contre Israël avaient provoqué le départ fracassant des Américains et des Israéliens.

«C’est lui qui a donné le ton avec son discours d’ouverture. C’était une erreur de la part des Nations unies» de l’inviter à la Conférence, a poursuivi M. Wiesel sur la place des Nations, en face du siège de l’ONU.