Le couvre-feu instauré à 18h «ne freine pas suffisamment» la propagation du virus du Covid-19 pour être «pleinement efficace», a déclaré mercredi aprés-midi Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement qui, a-t-il dit, étudie des «différents scénarios». Ceux-ci vont «du maintien du cadre actuel jusqu’à un confinement très serré», a-t-il précisé.

Le président Emmanuel Macron a demandé «des analyses supplémentaires» sur ces différents scénarios avant de prendre des décisions, a précisé Gabriel Attal. Mais «le maintien du cadre actuel paraît peu probable», selon lui, promettant «une concertation avec le parlement et les syndicats» dans les prochains jours. AFP

Dans les couloirs de la résidence universitaire d’Amiens, la ville où Emmanuel Macron a grandi, Parnian attend toujours que les annonces présidentielles se concrétisent. Citée par Le Parisien, la jeune étudiante en licence santé de 24 ans a entendu le chef de l’Etat proposer, le 21 janvier sur le campus scientifique de Saclay (région parisienne), la réouverture des restaurants universitaires. Objectif: livrer deux repas par jour à 1 euro, que les élèves pourront venir récupérer, compte tenu des contraintes de distanciation sociale et de l’interdiction de s’asseoir dans les salles vides. Le «resto U» d’Amiens ne fournit pas encore ce nouveau service. Preuve que la déclinaison «jeunesse» du «quoi qu’il en coûte», dont le gouvernement a fait sa devise économique face à la pandémie, demeure compliquée: «Ce que le Covid-19 met en évidence, c’est la nécessité d’un grand service social pour les jeunes, analyse François Vatin, professeur à l’Université de Nanterre, où le printemps révolutionnaire de mai 1968 prit son envol. En ce début 2021, les conditions d’existence, matérielles et psychologiques, de nombreux étudiants sont juste dramatiques.»

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