L'essentiel

Le Conseil fédéral a présenté ce mercredi une volée de nouvelles décisions. Les écoles obligatoires rouvriront le 11 mai, de même que les restaurants sous conditions, les musées, les bibliothèques, et tous les commerces – avec des files d'attente.

Une aide de 1,9 milliard de francs est prévue pour l'aviation, essentiellement Swiss et Edelweiss. Les écologistes contestent cet appui dénoncé comme inconditionnel à l'heure de la crise climatique.

Peu après l'annonce du Conseil fédéral, les festivals de Locarno, Frauenfeld, ainsi que le Caribana et le Gurten ont annoncé leur annulation.

Retrouvez les nouvelles de mardi


Comment prendrons-nous les transports publics dès le 11 mai?

Demain jeudi, les CFF vont présenter leur concept de protection pour le retour à l'horaire normal, dès le 11 mai. Trains, bus métro, comment fera-t-on? Quatre hypothèses en images.

A Rome, des balisages clairs au sol, dans les stations et les rames.

A Berlin, la bonne idée pratique: des distributeurs de masques. Ils y sont obligatoires dans les transports publics.


■ Quelques réactions aux annonces du jour

L'économie «est soulagée», lance Economiesuisse, le lobby des grandes entreprises. «La plupart des associations de branche ont déjà élaboré des concepts de protection. Il est donc juste que toutes les entreprises pouvant respecter les mesures de protection et d’hygiène requises puissent reprendre leurs activités le 11 mai prochain.»

Un tiers des exportations suisses partant par avion, le lobby soutient aussi l'appui à Swiss (lire plus bas).

L'Union suisse des arts et métiers avait pesté contre une concurrence déloyale le 16 avril, lorsque le gouvernement avait annoncé la réouverture des grandes surfaces – il avait fait marche arrière ensuite. Elle a été écoutée, et s'en réjouit: «A partir du 11 mai, les magasins du commerce de détail pourront reprendre leurs activités et générer les chiffres d’affaires dont ils ont un urgent besoin.»

L'Union syndicale suisse, elle relaie une position des défenseurs des personnels des douanes. Dans une interview à la NZZ aujourd'hui, le ministre des Finances Ueli Maurer a laissé entendre que les fortes sommes engagées par le Conseil fédéral pendant cette crise devraient être en partie compensées par des mesures d'économies, notamment dans les douanes.


■ Pas de distance pour les enfants au primaire

Déjà, la question des distances. Il n'y aura pas de limite physique imposée aux jeunes écoliers. La Conférence des directeurs de l'instruction publique, les ministres cantonaux, s'en réjouit: «Selon le plan de l’Office fédéral de la santé publique (l'OFSP), il n’est pas nécessaire de fixer des règles de distance entre les élèves. C’est l’une des conditions essentielles pour que l’enseignement présentiel puisse reprendre au niveau de la scolarité obligatoire», écrivent les conseillers d'Etat ce mercredi.

Dans ses principes de base pour les écoles, l'OFSP ne mentionne en effet pas de distanciation pour les enfants, qui, «pour des raisons physiologiques, ne jouent presque aucun rôle dans la propagation du virus».

Sur ce point toutefois, il y a toujours débat. Lire: Le Covid-19 chez les enfants, des preuves scientifiques insuffisantes

L'Office juge donc que les enfants – moins de 10 ans – «doivent pouvoir se comporter et se déplacer en classe, sur le chemin de l’école et dans la cour de récréation aussi normalement que possible».

En revanche, les enseignants, entre eux et avec les élèves «si possible», devront respecter la règle des deux mètres.

Le pouvoir des cantons. Le 11 mai, en principe, les écoles obligatoires (primaire et secondaire I, le collège ou cycle) reprendront les cours. Selon les nouvelles dispositions dévoilées ce jour, il n'est pas exclu qu'un canton choisisse de rouvrir les écoles plus tard: les cantons, écrivent encore les ministres, «détermineront par conséquent également le moment exact du retour à l’enseignement présentiel dans les écoles de la scolarité obligatoire».

Les doléances des enseignants. Le syndicat des enseignants romands, qui avait lancé une alerte hier à ce sujet, s'est empressé de commenter les procédures prévues. Il relève qu'elles reposent sur des «avis des différents experts médicaux qui sont particulièrement divergents».

L'organisation résume: «Il serait faux de croire qu’un certain armistice est de mise dans les écoles, car les jeunes tomberaient moins malades que les adultes.»

Le SER mentionne trois exemples très concrets que nous citons:

  • «Un·e enseignant∙e ne pourra plus se déplacer vers un·e élève pour répondre à une question directement sur sa fiche.
  • Les cahiers et fiches d’exercices ne pouvant être désinfectés et la survie du virus sur de tels supports étant importante, ils ne seront plus corrigés par les enseignant∙es. Il en va de même pour les évaluations qui seront dès lors suspendues.
  • L’enseignant∙e devra rester devant la classe à une distance de deux mètres et ne pourra dès lors plus circuler dans les bancs pour voir l’état d’avancement des travaux.»

■ Des pictogrammes pour comprendre

Le Conseil fédéral résume ses arbitrages du jour en image.


■ Le Festival de Locarno tombe à l'eau

Le grand rendez-vous cinéphile de l'été trébuche à son tour. Deux heures après la conférence de presse du Conseil fédéral, le Festival de Locarno annonce son annulation. Rappelons que la Piazza Grande peut accueillir jusqu'à 8000 personnes.

Les organisateurs tournent leur événement en une «une série de projets ciblés», qui «chercheront à apporter un soutien au cinéma d’auteur indépendant et aux salles de cinéma en proposant au public et aux professionnels de l’industrie du 7e art des contenus spéciaux sur diverses plateformes et notamment, si les scénarios, qui ne cessent d’évoluer, le permettent, par des projections physiques en toute sécurité».

Par ailleurs, le festival Bad Bon Kilbi annonce lui aussi poser les plaques pour cette année.

Plus tard dans l'après-midi, les festivals Caribana, de St-Gall, de Frauenfeld et le Gurten ont annoncé leur annulation.


■ Conseil fédéral: deuxième ronde, les frontières et l'armée

Karin Keller-Sutter et Viola Amherd se sont exprimées sur les thèmes des douanes et du domaine sportif.

Les frontières. Karin Keller-Sutter indique que le Conseil fédéral maintient les contrôles aux frontières au-delà du 11 mai.

En revanche, résume l'ATS, les demandes déposées avant le 25 mars par les travailleurs en provenance des Etats membres de l'UE ou de l'AELE seront traitées dès le 11 mai.

Le regroupement familial sera à nouveau possible pour les membres de la famille de citoyens suisses. Il le sera également pour les membres de la famille de ressortissants d’Etats membres de l’UE ou de l’AELE qui vivent en Suisse.

Le sport. Viola Amherd indique que pour le sport d’élite, les restrictions seront encore davantage allégées, puisqu’il sera notamment possible d’organiser des entraînements de plus de cinq personnes.

Par ailleurs, le Conseil fédéral prévoit d’autoriser les ligues professionnelles à organiser des matches à huis clos dès le 8 juin 2020.


■ Soutien à l'aviation: la polémique commence déjà

Le Conseil fédéral annonce des mesures d'appui à Swiss et Edelweiss, mais pas à Easyjet. Simonetta Sommaruga affirme qu'«Easyjet a été analysée avec les mêmes critères, mais elle n'a pas besoin d'un cautionnement» à l'image de Swiss.

L'enveloppe que le gouvernement demande au parlement s'élève à 1,9 milliard de francs, dont 1,5 pour les deux compagnies retenues.

La présidente assure que dans le soutien à Swiss, «l'argent restera en Suisse et servira l'emploi».

Les Verts et l'association transports et environnement fustigent déjà cet appui, déplorant qu'il n'est pas assorti d'exigences environnementales, par rapport au climat. Les Verts rugissent: «L'aviation internationale bénéficie déjà d’une subvention indirecte en ne payant aucun impôt sur le carburant ni de TVA, alors qu’elle est responsable de près de 20% de la facture climatique suisse. Pour les Verts, un soutien spécial de l’Etat n’est envisageable que si c’est dans l’intérêt public, avec des garanties climatiques.»

Simonetta Sommaruga balaie l'argument en affirmant qu'il s'agit de cautionnements de crise, «pas politiques». Elle renvoie au débat, en cours au parlement, sur la loi sur le CO2.


■ Des précisions sur les enfants et l'école

Le Conseil fédéral assortit sa salve d'annonces du jour d'un questions-réponses sur divers points, dont les enfants (en PDF).

Par rapport aux débats du début de semaine, on y lit que «les enfants ne doivent pas rendre visite à leurs grands parents trop longtemps», mais il est «bénéfique pour le moral» de s'accorder de «brèves» embrassades.

Les enfants peuvent jouer dans les parcs, mais «les adultes ne doivent pas de retrouver en groupe pendant ce temps».

L'administration fédérale insiste sur le fait qu'à ses yeux, «les enfants ne tombent presque jamais malades» du Covid-19.

Le 11 mai, le retour à l'école sera pour tous les élèves concernés: «L'école n'a jamais cessé d'être obligatoire, et le reste». Cependant, l'école demeure du ressort des cantons.


■ Le Conseil fédéral annonce ses nouvelles mesures

Les principaux points:

Ecoles. Les écoles obligatoires, primaire et secondaire I, rouvrent le 11 mai. Les cantons devraient avoir une large marge de manœuvre.

Fait nouveau rapport aux pré-annonces, les gymnases, écoles professionnelles, hautes écoles et écoles de musique peuvent, dès le 11 mai, donner des cours dans des salles occupées jusqu'à cinq personnes.

Examens des maturités. Après un premier pas des cantons eux-mêmes (pas d'examens oraux cette année), le Conseil fédéral admet l'idée qu'il n'y aura pas d'examens de maturité de fin d'année.

Plus précisément, les cantons peuvent ne pas en organiser. Les notes de l'année seront prises en compte, avec des nuances.

La maturité professionnelle – qui, elle, relève du gouvernement fédéral – sera aussi attribuée selon les notes de l'année.

Magasins et marchés. Ils rouvrent donc tous le 11 mai. Les décomptes à l'entrée seront la règle: «Il faudra attendre devant les entrées», prévient Alain Berset.

Restaurants. Ils peuvent rouvrir en éloignant les tables de deux mètres voire en posant des séparations, et pas plus de quatre personnes par table.

Musées et bibliothèques. Dans ces endroits, il est«relativement facile» d'appliquer le compte à l'entrée et l'éloignement: le Conseil fédéral ouvre donc leurs portes.

Grandes manifestations. Là, c'est le contraire: «Le risque de contamination est beaucoup plus important». Les rassemblements de plus de 1000 personnes restent interdits jusqu'à fin août. «C'est difficile, il y a beaucoup de manifestations culturelles et sportives, mais il fallait apporter cette clarification», glisse Alain Berset. Les festivals et organisations sportives avaient déjà été déçus ne ne pas avoir de décision ferme lors de la précédente annonce, le 16 avril. Ils ont besoin de l'interdit formel pour diminuer les pertes financières.

Transports. Les transports publics reprendront l'horaire normal dès le 11 mai. Les CFF présenteront leurs dispositions jeudi.

Entrainements sportifs. Retour des exercices par groupes de cinq personnes maximum. Ce seuil pourra être augmenté pour les professionnels.

Théâtres, cinémas, zoos, messes, remontées mécaniques. C'est toujours le rideau. Nouvelle analyse le 8 juin.


■ La culture scie-t-elle sa branche?

Dans un entretien avec l’AFP, Francis Gurry, le directeur de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, basée à Genève, lance un avertissement intéressant : la gratuité assez largement pratiquée en ces temps de crise par le secteur culturel pourrait le fragiliser encore plus.

Les gouvernements doivent se préoccuper de la santé de leurs concitoyens, mais ils ne pas non plus oublier de soutenir le secteur de la culture, qui est «fondamental pour la santé mentale» des personnes confinées, lance le responsable, au moment où entre en vigueur un nouveau traité qui devrait assurer une meilleure rémunération des artistes.

Francis Gurry s'inquiète des nombreuses «exceptions» à la propriété intellectuelle demandées durant la pandémie «sans regard pour le droit d'auteur».

Les systèmes de propriété intellectuelle prévues par l'Ompi comptent en effet des exceptions et limitations dans le secteur de la culture et de la création, qui facilitent l'accès aux livres, publications et autres contenus créatifs dans certaines circonstances et à certaines conditions.

Durant la pandémie, des musées, opéras ou maisons d'édition ont mis gratuitement à disposition certains de leurs produits, arguant de la spécificité de la situation, mais Francis Gurry appelle à rester prudent.

«Pour casser un droit d'auteur, il faut démontrer qu'il y a un besoin spécial», insiste-t-il : cette gratuité ayant aussi pour effet de réduire les revenus du secteur, et par ricochet des professionnels de la culture.

Et dans le cas actuel, «je ne vois pas forcément l'évidence d'un problème d'accès aux contenus». Il relève par exemple qu'il est toujours possible d'acheter des biens culturels, comme des livres, en ligne.


■ 143 nouveaux cas en Suisse

Les amateurs de symboles chiffrés seront frustrés. Hier à la même heure, l'Office fédéral de la santé publique annonçait 100 nouveaux cas depuis lundi. Tout rond. De là à espérer que le pays passe sous le seuil des 100...

Mais non: l'instance déclare 143 nouvelles infections repérées ces dernières 24 heures.


■ Google intensifie la bataille des outils de vidéoconférence

Google a annoncé mercredi la mise à disposition gratuite pour le grand public de Google Meet, son outil professionnel de visioconférence, alors que le succès de Zoom a déjà incité Microsoft et Facebook à muscler leur offre ces dernières semaines.

La plateforme de conférences vidéo va être progressivement étendue au grand public dans les prochaines semaines, à condition de disposer d'un compte Google (Gmail) ou d'une «identité Google», que l'on peut créer avec n'importe quel email personnel ou professionnel.

Google Meet était jusqu'à présent réservé aux clients professionnels, soit 6 millions d'entreprises et organisations.

A ce sujet: Facebook s’attaque à Zoom avec des idées derrière la tête 


■ Yann Rausis montre à quoi ressemble une station vide

Verbier et ses pistes de skis désertées. Des remontées mécaniques vides. Et un seul skieur: Yann Rausis. Dans son dernier court-métrage, qu'il vient de mettre en ligne, le freerider de 26 ans, basé dans la station bagnarde, profite d'un domaine skiable vidé de ses hôtes, signale notre journaliste Grégoire Baur.

A première vue, la pandémie de Covid-19 n'a pas empêché Yann Rausis de pratiquer son sport favori... Et pourtant. «C'est purement du trucage, rigole Yann Rausis. Le film a été tourné en 2018. Durant le confinement je ne suis pas sorti.»

Le skieur, qui a pris part aux quatre étapes du Freeride World Tour qui se sont déroulées cet hiver (seul l'Xtreme de Verbier, qui fait office de finale, n'a pas eu lieu), a voulu, à travers son court-métrage, «exagérer la réalité - car la station n'est pas aussi fantomatique aujourd'hui – et en faire quelque chose d'artistique».


■ Pas de dividendes pour les entreprises au chômage partiel

Par 19 voix contre 5, la commission de la sécurité sociale du National exige que les entreprises qui perçoivent des indemnités de chômage partiel à cause du Covid-19 ne doivent pas avoir le droit de verser des dividendes.

A l'instar de son homologue du Conseil des États, la commission avait écrit au Conseil fédéral pour lui recommander d’interdire le versement de dividende aux entreprises qui perçoivent des indemnités pour réduction de l’horaire de travail à cause du coronavirus, rappelle l'agence ATS.

Cette recommandation étant restée lettre morte, la commission a décidé de déposer une motion.

Le renoncement à la rémunération des actionnaires est parfois spontané. Selon Bloomberg, cité récemment par le site spécialisé allnews, 134 des membres de l’index européen Stoxx 600 ont déjà annulé ou suspendu leur dividende depuis mi-mars.


■ Comment bien mettre un masque chirurgical?

La question peut sembler évidente, mais les bons conseils sont toujours appréciables. Mardi, les autorités vaudoise ont glissé dans un dossier de presse le lien vers une page de l'unité Hygiène, prévention et contrôle de l'infection qui comprend deux vidéos très claires, sur les masques chirurgicaux (les jetables), avec élastiques ou lanières.


■ Un instantané: quand la Turquie apporte du soutien médical aux Etats-Unis

A Washington mardi en fin de journée, arrivée d'un avion livrant de l'aide médicale venue de Turquie.


■ Ca y est, il y aura des enfants «Covid» ou «Lockdown»

L’agence AFP a rencontré quelques parents qui baptisent leurs enfants en phase avec la crise.

Aux Philippines, Colline Tabesa a donné naissance le 13 avril à une petite fille à Bacolod,, elle a décidé en accord avec le père, John Tupas, d'exprimer toute sa gratitude après cet accouchement sans histoire : elle voulait que sa fille porte «un prénom qui nous rappelle que le Covid nous a épargnés». La fille s’appelle donc Covid Marie.

Auparavant en Inde, deux mamans du sud-est ont eu la même idée. Elle leur aurait été soufflée par un médecin de l'hôpital où leurs bébés ont vu le jour. L'une s'appelle désormais Corona Kumar et l'autre Corona Kumari.

Dans le nord-est de l'Inde, idée similaire chez un couple de travailleurs migrants qui s'est retrouvé bloqué à des milliers de kilomètres de leur domicile, dans l'Etat du Rajasthan. Ils ont choisi d'appeler leur fils Lockdown (confinement).


■ Le port du masque – ou d'un foulard – obligatoire dans les commerces dans toute l'Allemagne

Ce sera l'une des questions, à nouveau, du jour au Conseil fédéral, qui a jusqu'ici refusé une obligation du port du masque dans certaines circonstances.

En Allemagne, après les transports publics, Berlin a décidé d'imposer le masque dans les magasins. Les 15 autres Länder avaient pris une mesure similaire la semaine dernière. Avec la décision berlinoise, c'est donc l'ensemble de l'Allemagne qui impose désormais le port du masque dans les commerces.

L'obligation votée mardi par le Sénat de Berlin porte sur la protection du nez et de la bouche. Les foulards sont autorisés.

En Suisse: Les supermarchés mandatés pour vendre des masques 


■ Les chiffres du début de journée

3 068 300 cas ont été recensés sur la planète, selon le bilan de l'AFP mardi soir.

Les Etats-Unis, où la barre du million de cas recensés a été franchie mardi, sont le pays qui a enregistré le plus grand nombre de morts (58 351), devant l'Italie (27 359), l'Espagne (23 822), la France (23 660). Le Royaume-Uni, qui va inclure à partir de mercredi les décès dans les maisons de retraite dans ses bilans quotidiens, comptait mardi 21 678.