L’essentiel

Le Conseil fédéral prolonge le télétravail et les quarantaines jusqu’à fin février, et non fin mars comme imaginé la semaine passée. Les hautes écoles vont pouvoir reprendre les cours en présence.

La durée du certificat covid va passer d'un an à neuf mois. Cette mesure vise à s’assurer que le pass sanitaire continue d’être reconnu dans l’Union européenne.

La Grande-Bretagne va lever l'essentiel des contraintes sanitaires, notamment port du masque et certificat vaccinal, la semaine prochaine, dès le jeudi 27.

 

Retrouvez notre suivi de la journée  de mardi.


■ A l'Université de Neuchâtel, la fin d'une dualité

La satisfaction est de mise du côté de l’Université de Neuchâtel après les annonces du Conseil fédéral (le détail plus bas).

«Cette décision correspond à notre souhait, explique son chargé de communication Nando Luginbühl. Le présentiel sera l’option de base pour la rentrée de février, mais les cours seront également enregistrés et disponibles en différé au besoin.»

L’Université avait chamboulé ses plans à quelques jours des premiers examens afin de les faire basculer au distanciel, selon le souhait des associations étudiantes. «On se trouve dans deux contextes différents. Il fallait éviter que tout le travail des révisions soit anéanti par une quarantaine ou un isolement. Pour le suivi des cours, il est largement préférable que les étudiants puissent se rendre à l’Université», plaide Nando Luginbühl.


■ L'EPFL se réjouit d'une rentrée presque normale

C’est le soulagement qui domine à l’EPFL, après le renoncement du Conseil fédéral à imposer l’enseignement à distance pour les universités et hautes écoles. «Nous saluons cette décision, et nous en sommes reconnaissants, tout comme les étudiants», rapporte Corinne Feuz, porte-parole de l’Ecole.

Alors qu’ils passent en ce moment leurs examens en présentiel, les étudiants ne seront pas contraints de reprendre les cours depuis leur domicile à la rentrée du semestre de printemps. «Les mesures actuelles ont montré leur efficacité, aucun cluster n’a été signalé sur le campus», précise Corinne Feuz.

Actuellement, une double pratique est répandue dans les locaux de l’Ecole polytechnique. Si les 11 000 étudiants pourront revenir sur les bancs de l’université et y sont très majoritairement favorables, le télétravail s’applique pour les 6000 collaborateurs lorsque cela est possible. «Cette situation se passe très bien. Elle permet de diminuer la densité de population sur le campus et incarne une forme de solidarité», commente Corinne Feuz, précisant que de nombreux étudiants étaient déjà présents sur le site avec l’enseignement hybride.


■ Mauro Poggia vante le raccourcissement de la durée du certificat

«Rien de révolutionnaire», commente le ministre genevois de la santé Mauro Poggia, ajoutant qu’une large part de la volonté des cantons a été reprise dans les décisions du Conseil fédéral.

Il souligne toutefois la nécessaire adaptation qu’engendrera, à fin janvier, le raccourcissement de la validité du certificat covid à 270 jours, soit 9 mois, à la place d’une année actuellement. «Cela entrainera sûrement une certaine pression sur les demandes de vaccins, et de booster en particulier», réagit-il. Cette décision a été motivée par le besoin de reconnaissance des certificats suisses à l’égard de l’UE. De quoi pousser les hésitants à faire le pas de la troisième dose. «Les arguments en faveur du booster étaient difficiles à vendre, surtout pour les personnes complètement vaccinées qui se considèrent comme les bons élèves, explique Mauro Poggia. Dans l’impossibilité d’avoir deux certificats distincts entre la Suisse et l’UE, cette adaptation arrive au bon moment.»


■ Le Jura souhaite la suppression des quarantaines

Le conseiller d’Etat jurassien responsable de la santé Jacques Gerber juge les annonces du Conseil fédéral prudentes, ce qu'il comprend: «Il n’est pas certain que nous ayons atteint le pic de la cinquième vague. En Suisse romande, nous observons un tassement des cas à un niveau très élevé, mais ce n’est pas encore une chute. Or, le Conseil fédéral ne veut pas reproduire les erreurs du passé en relâchant les mesures trop rapidement.»

Une prudence qui s’explique aussi par les incertitudes liées à Omicron, jusque récemment encore: «Il y a seulement trois semaines, on commençait à voir dans des pays à un stade plus avancé que la Suisse, que cette vague a un impact moins désastreux sur la santé. Omicron amène à l’hôpital même des personnes vaccinées. En revanche, ce variant conduit à des séjours plus courts, et à moins de malades aux soins intensifs. C’est ce que nous observons à l’échelle du Jura, et qui incite à l’optimisme.»

Le canton du Jura avait d’ailleurs espéré davantage de relâchement, comme la suppression des quarantaines, en raison des difficultés de traçage, et du «coût disproportionné de cette mesure, par rapport à ses effets», relève Jacques Gerber. «Passer de dix à cinq jours, c’est déjà mieux», se console le ministre.


■ Le président des médecins romands: «Nous n’avons pas encore atteint le pic de la vague»

Philippe Eggimann, président de la société médicale de la Suisse romande, estime que «l'absentéisme dans le secteur médical, mais aussi dans les transports ou d’autres domaines, a désormais plus d’impact négatif que les infections elles-mêmes, le plus souvent peu sévères». Le médecin appelle toutefois à la prudence: «Omicron a un impact moins sévère. Mais nous n’en avons pas fini avec Delta, qui semble dominant parmi les personnes aux soins intensifs. Et, vu le nombre d’infections, nous n’avons pas encore atteint le pic de la vague».

Dans ce contexte, l’attitude du Conseil fédéral parait raisonnable aux yeux de Philippe Eggimann: «En s’engageant à réévaluer la situation d’ici fin février, il donne une perspective». Quant à savoir si la fin de la cinquième vague est en vue, voire la sortie de la pandémie, le spécialiste ne se risque pas aux pronostics: «Personne n’est en mesure de le dire à ce stade.»


■ Pour Economiesuisse, une souplesse «essentielle»

Cristina Gaggini, la directrice pour la Suisse romande d’Economiesuisse, se déclare «satisfaite des allègements prévus, en particulier le fait que l’obligation du télétravail et les quarantaines soient levées au plus tard fin février, car elles pèsent sur le fonctionnement des entreprises sur la durée».

La flexibilité dont entend faire preuve le Conseil fédéral, en suivant la situation chaque semaine et au plus tard le 2 février, est jugée «essentielle, car il est important de pouvoir alléger les mesures dès que possible». Un regret, néanmoins, conclut Cristina Gaggini: «Les chiffres fiables sur les hospitalisations sont toujours obtenus avec deux semaines de retard, alors qu’il s’agit de l’indicateur principal utilisé par le Conseil fédéral.»

De son côté, la Fédération des entreprises romandes (FER) à Genève, salue «un signal encourageant», même si elle espérait que le télétravail ne soit plus obligatoire mais recommandé. Fin 2021, 1200 entreprises membres de la FER Genève avaient répondu à un sondage sur le télétravail: 70% d’entre elles avaient souhaité qu’il ne soit plus contraint.


■ Les cantons applaudissent les mesures du jour

La Conférence des directeurs cantonaux de la santé juge les décisions du Conseil fédéral «compréhensibles» au vu de la situation épidémiologique, résume l'agence ATS.

Une nouvelle augmentation du nombre de cas ne peut être exclue compte tenu de l'activité virale très élevée, souligne la conférence. Le gouvernement a toutefois tenu compte de l'avis des cantons en ne prolongeant l'obligation du télétravail que pour un mois et en prévoyant de discuter de l'éventuel assouplissement d'autres mesures dès février.

Pour les directeurs cantonaux, il est en outre «logique» que le Conseil fédéral renonce pour l'instant à passer de la quarantaine ordonnée par les autorités à une auto-quarantaine pour éviter des pertes de temps. Des questions de droit du travail doivent en effet d'abord être clarifiées.


■ Portugal: les électeurs en quarantaine autorisés à sortir pour aller voter

Les électeurs portugais placés en quarantaine pendant la période des élections législatives du 30 janvier seront autorisés à rompre leur isolement pour aller voter, a annoncé mercredi le gouvernement, qui a déjà prévu pour ce dimanche une journée de vote par anticipation.

Afin d’éviter que ces électeurs atteints du Covid-19, ou considérés comme cas contact, contribuent à la propagation du virus, il leur sera «recommandé» d’aller voter à un horaire déterminé, en principe une heure avant la fermeture des bureaux de vote, a indiqué en conférence de presse la ministre de l’Intérieur et de la Justice, Francisca Van Dunem.

Lors des municipales de septembre ou de l’élection présidentielle de janvier dernier, organisée sous un confinement général strict et alors que le pays était durement frappé par la pandémie, cette possibilité n’avait pas été ouverte.

«Le problème que nous avions lors des précédentes élections s’est amplifié car nous avons maintenant beaucoup plus de personnes infectées», a fait valoir Francisca Van Dunem.

Avec le variant Omicron, plus contagieux, le pays compte actuellement quelque 600 000 personnes en quarantaine, dont deux tiers de votants potentiels sur un total de 9,3 millions d’électeurs inscrits sur le territoire portugais.


■ Télétravail jusqu’à fin février

Le Conseil fédéral présente ses décisions après une consultation d'une semaine. Alain Berset parle d’une «évolution favorable», mais insiste sur le fait que la situation «reste instable».

Un délai rapproché. Ainsi, alors qu’il avait d’abord parlé de fin mars, le Conseil fédéral maintient l’obligation de télétravail et les quarantaines-contact jusqu’à fin février. Concernant les quarantaines, seules les personnes vivant dans le même foyer qu’un malade testé positif ou entretenant des relations étroites avec lui devront s’y soumettre.

Les cantons avaient protesté contre la proposition d’un délai à fin mars, jugé trop long.

Fin de la 5e vague? Le ministre de la Santé se hasarde à évoquer une fin de cinquième vague «à fin février». Il mentionne aussi le fait que les laboratoires sont dans une position difficile et «à saturation», il faut donc dégager «des priorités concernant les tests».

Un petit état de situation concernant les principales mesures en cours:

  • Les règles de quarantaine étant modifiées, le traçage des contacts n’est plus nécessaire. Cette obligation était encore valable pour les discothèques et certaines manifestations en intérieur jusqu’à 50 personnes;
  • Dès lors, les grandes manifestations pourront se tenir même si le canton n’a pas les capacités pour tracer les contacts;
  • La limitation des lieux fermés aux seuls vaccinés ou guéris, les restrictions lors de rencontres privées, la règle de la 3G (pour geimpft/vaccinés, genesen/guéris ou getestet/testés négatifs) pour les manifestations en extérieur, l’extension du port du masque dans les espaces intérieurs resteront provisoirement valables jusqu’à fin mars;
  • Les étudiants des hautes écoles pourront suivre les cours en présentiel.

Légers allègements concernant les tests. Dès le 22 janvier, les personnes vaccinées ou guéries entrant en Suisse n’auront plus à se soumettre à un test PCR ou antigénique. Celui-ci sera toujours exigé pour les personnes non guéries ou non vaccinées. Ces personnes ne devront toutefois plus se soumettre à un deuxième test après leur entrée sur le territoire.

Le formulaire de localisation ne devra être rempli que par les personnes entrant en Suisse par avion ou par bus.

Prochaines décisions le 2 février. Le gouvernement tiendra le 2 février une séance d’importance consacrée à la pandémie, indique Alain Berset, durant laquelle il fera le point sur d’éventuelles levées de mesures.


■ La durée du certificat Covid réduite à 9 mois au lieu d’un an

La durée de validité du certificat Covid sera réduite à 270 jours au lieu de 365, a décidé mercredi le Conseil fédéral. Cette mesure vise à s’assurer que le pass sanitaire continue d’être reconnu dans l’Union européenne. La mesure concerne autant le certificat de vaccination contre le Covid-19 que celui attestant une guérison. Elle entrera en vigueur le 31 janvier, indique le Conseil fédéral.

En décembre dernier, la Commission européenne a fixé à neuf mois la durée de validité du certificat vaccinal pour les voyages au sein de l’Union. Elle entend ainsi encourager les rappels. Cette mesure est prévue pour le 1er février.


■ La Suisse compte 38 015 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte mercredi 38 015 cas supplémentaires, selon les chiffres de l’OFSP. On déplore 25 décès supplémentaires et 154 malades ont été hospitalisés.

  • Dans les hôpitaux, 670 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs;
  • Les patients Covid-19 occupent 28,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 76,70%;
  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 104 424 tests ont été transmis;
  • Le taux de positivité s’élève à 36,4%, contre 30% il y a une semaine;
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,11.
  • Le variant Omicron représente 87,9% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Selon l’OFSP, 115 746 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives. Et 46 529 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.


■ Boris Johnson annonce la fin des mesures sanitaires

Le premier ministre britannique Boris Johnson annonce ce mercredi en début d’après-midi mettre fin la semaine prochaine de l’essentiel des restrictions anti-Covid imposées pour lutter contre le variant Omicron en Angleterre, et prévoir en mars la fin de l’isolement pour les cas positifs.

A partir de jeudi 27 janvier, le port du masque ne sera plus légalement obligatoire, le télétravail ne sera plus recommandé officiellement et un pass sanitaire ne sera plus imposé pour l’accès aux boîtes de nuit et certains grands rassemblements, a annoncé le dirigeant conservateur au parlement.

«Alors que le Covid devient endémique, nous devons remplacer les obligations légales par des conseils et recommandations», juge Boris Johnson.

Il indique ne pas compter prolonger les régulations imposant l’isolement pour les cas positifs au Covid-19 à leur expiration le 24 mars. Cette date pourrait même être avancée.

Nous n’obligeons pas légalement les gens à s’isoler s’ils ont la grippe

, plaide Boris Johnson.


■ Grande-Bretagne: Les pubs Wetherspoon dénoncent «l’hypocrisie» des fêtes à Downing Street

Les pubs britanniques Wetherspoon ont fustigé lors de leurs résultats trimestriels l'«hypocrisie» des fêtes arrosées à Downing Street pendant des périodes de confinement où ils étaient forcés de rester fermés, ce qui a lourdement pesé sur leurs finances.

«La colère du public à propos du 'partygate'», le surnom de ce scandale, est générée par «l’hypocrisie: le public a été empêché de voir amis et famille tandis que les mêmes règles n’étaient pas observées» par le gouvernement conservateur de Boris Johnson, commente la chaine de bars et restaurants dirigée par Tim Martin, pro-Brexit notoire qui s’est affiché avec Boris Johnson pendant la campagne pour la sortie britannique de l’UE.

Depuis début décembre, les révélations se sont multipliées sur des fêtes arrosées à Downing Street, résidence officielle et lieu de travail du Premier ministre, durant les confinements anti-Covid, quand les Britanniques n’avaient pas le droit de tenir la main de leurs mourants ou d’inviter quelqu’un chez eux.

Lire aussi: La survie politique de Boris Johnson est en jeu


■ Le Réseau hospitalier neuchâtelois fait face à un absentéisme en hausse de 30%

Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) est contraint de réduire son activité non urgente en raison d’un absentéisme d’une partie de son personnel en lien direct avec le Covid. Cet absentéisme est de 30% plus élevé que la normale.

Entre les malades, les quarantaines et les gardes d’enfants, ce sont 64 collaborateurs qui étaient absents mercredi, a relevé le RHNe. Si l’on ajoute les effectifs supplémentaires nécessaires pour faire face à la situation de crise liée à la pandémie, le département des soins devrait trouver plus de 40 remplaçants chaque jour, a souligné l’établissement hospitalier.

Au vu de la difficulté à compenser les absences, le RHNe s’est dit contraint de réduire «drastiquement» son activité non urgente. La programmation du bloc opératoire a été «fortement» réduite s’agissant des interventions électives. Cette mesure permet de diminuer le besoin en lits dans un dispositif saturé. La prise en charge des cas urgents reste assurée.

Mercredi, 82 patients positifs étaient hospitalisés, dont 54 en soins aigus et 28 en réadaptation. Cela représente une hausse de plus de 40% par rapport à fin décembre. Les patients Covid représentent près de 25% du nombre de lits


■ La capitale des îles Salomon confinée après la détection d’un cas de Covid-19

La capitale des îles Salomon, Honiara, a été confinée mercredi pour 60 heures après qu’un cas de coronavirus a été détecté, a annoncé le bureau du Premier ministre. La personne testée positive est un passager dont le navire est arrivé en provenance d’un atoll éloigné de la capitale, selon la même source.

Les habitants vont devoir rester chez eux jusqu’à samedi matin, aucun déplacement n’étant autorisé en dehors de la capitale, selon le bureau du Premier ministre.

Cet archipel de 700 000 habitants situé dans le Pacifique, à environ 1500 km au nord-est de l’Australie et juste à l’est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, n’avait enregistré que 31 cas de coronavirus et aucun décès depuis le début de la pandémie.

En novembre, des émeutes anti-gouvernementales avaient frappé Honiara. Trois personnes au moins avaient été tuées, 63 bâtiments brûlés ou pillés et le quartier chinois saccagé. La crise avait été alimentée par la pauvreté, le chômage et les rivalités entre les îles.


■ Cinq organisations veulent durcir la lutte contre la pandémie

A l’occasion de la réunion du Conseil fédéral, cinq organisations de la société civile ont appelé mercredi à un durcissement de la lutte contre la pandémie. Il s’agit de réduire sensiblement l’incidence du virus, écrivent-elles.

Les cinq organisations justifient leur position notamment par les dommages causés à l’économie et à la société par les conséquences à long terme des affections dues au Covid-19. A court terme également, l’incidence actuellement élevée de plus de 4000 cas pour 100 000 habitants engendre des coûts, notamment en termes d’absentéisme au travail.

Les cinq organisations préconisent donc notamment une interdiction de l’enseignement en présentiel dans les universités et les hautes écoles spécialisées, ainsi qu’un renforcement de l’obligation du masque lors de grandes manifestations et rassemblements en plein air, par exemple aux arrêts de bus. Elles demandent en outre des règles à l’échelle nationale pour les écoles. Elles s’opposent aussi à ce que la quarantaine et l’isolement ne soient plus obligatoires à l’avenir. Cela mettrait selon elle les personnes concernées sous pression pour qu’elles retournent trop tôt au travail.

Le communiqué est signé par le comité de la société civile autour de l’expert en communication Peter Metzinger, qui a fait la promotion de la loi Covid-19 l’automne dernier, ainsi que par les organisations «ProtectTheKids», «Bildung Aber Sicher CH», «Sichere Schule» et «Kinder schützen – jetzt».

La consultation sur les propositions du Conseil fédéral concernant la pandémie s’est achevée lundi. Cantons, partis et associations se sont opposés à une large majorité au durcissement des mesures.


■ France: huit membres d’un groupe antivaccin seront jugés pour harcèlement en ligne

Deux hommes et six femmes, soupçonnés d’appartenir à un groupe structuré de harceleurs en ligne de mouvance antivaccins, ont été interpellés mardi en Moselle, dans le Rhône, la Seine-et-Marne, les Hauts-de-Seine et le Finistère et seront jugés, a appris mercredi l’AFP auprès du parquet de Paris.

Ils seront jugés à une date ultérieure pour harcèlement moral par un service de communication en ligne, a indiqué le parquet de Paris. Le coup de filet, coordonné par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), a visé des membres du groupe d’origine italienne «ViVi» ou «V_V», soupçonnés d’avoir harcelé de façon concertée et en ligne en 2021 trois personnes dont deux élus.


■ Etats-Unis: l’administration Biden va distribuer 400 millions de masques FFP2

L’administration Biden va distribuer gratuitement 400 millions de masques FFP2, a annoncé mercredi un responsable de la Maison Blanche.

Les masques seront disponibles dans plusieurs dizaines de milliers de points de distribution, en particulier des pharmacies et des centres de santé, à la fin de la semaine prochaine, selon la même source, s’exprimant sous couvert d’anonymat. Le programme de distribution sera pleinement effectif début février, a-t-elle précisé.

Face à la déferlante du variant Omicron, la Maison Blanche mise également sur le dépistage, avec la mise en fonctionnement, depuis mardi, d’un site internet sur lequel chaque foyer américain peut commander des tests gratuits, à réaliser à domicile. Un milliard de tests rapides doivent ainsi être distribués.


■ Environ 300 soldats de l’armée suisse isolés dans des casernes

Actuellement, près de 300 militaires testés positifs au coronavirus sont isolés dans différentes casernes en Suisse. L’armée a de la place pour l’isolement de 1100 personnes.

Les personnes testées positives sans symptômes sont sur l’un des sites prévus pour les isolements sous surveillance médicale, a déclaré mercredi le chef de l’armée Andreas Stettbacher sur Blick TV. A Boltigen BE, par exemple, les soldats infectés se font livrer leur repas par un service de restauration. Cette nourriture est ensuite distribuée par le personnel sanitaire via un sas.

En principe, la période d’isolement dure sept jours, a dit Andreas Stettbacher. Il y a des exceptions pour les soldats en fin de service, qui peuvent rentrer chez eux après cinq jours déjà.

Lire aussi: La troisième mobilisation de l’armée contre le covid prend de l’ampleur


■ Nombre record d’infections en 24h en Allemagne

Avec 112 323 cas supplémentaires (et 239 décès) ces dernières 24 heures, c’est la première fois que l’Allemagne franchit le seuil de 100 000 cas par jour depuis le début de la pandémie.

Le variant Omicron est devenu majoritaire en Allemagne, où il est responsable de plus de 70% des nouvelles infections.

Le ministre de la Santé Karl Lauterbach a indiqué en parallèle s’attendre à ce que la vague actuelle de contamination n’atteigne son sommet que «mi-février» en Allemagne, qui a commencé à être touchée par le nouveau variant après d’autres pays européens comme le Royaume-Uni, ou la France (où quelque 300 000 cas quotidiens ont été recensés en moyenne par jour sur une semaine, et 464 769 ce mardi, un record absolu).


■ Attention à l’usage à outrage de désinfectants

Ce sont nos confrères d’Heidi. news qui décortiquent la nouvelle: une étude allemande de l’Institut fédéral des matériaux et de test, publiée dans la revue Nature Communications fin 2021, met en évidence l’apparition de bactéries tolérantes à un désinfectant couramment utilisé dans les produits domestiques et pharmaceutiques, le chlorure de benzalkonium, après un traitement répété de quelques jours seulement. «La pratique, très encouragée dès mars 2020, au début de la pandémie, lorsque les modes de transmission du virus étaient encore peu connus, est maintenant dénoncée par de nombreux experts, comme étant obsolète et donnant un faux sentiment de sécurité. En effet, la probabilité d’être contaminé par le Sars-CoV-2 par contact avec une surface infectée est extrêmement faible». Une propreté contre-productive: les bactéries deviennent également résistantes à certains antibiotiques largement utilisés.

Lire: Plaidoyer pour arrêter l’usage massif des désinfectants et réduire le gel hydroalcoolique

■ Record absolu de contaminations au Brésil

Le Brésil a enregistré un nouveau record de contaminations en 24 heures. Pas moins de 137 103 cas ont été recensés, selon le dernier bilan fourni mardi par le ministère de la Santé. Ce pays de 213 millions d’habitants, le deuxième le plus endeuillé de la planète par la pandémie derrière les Etats-Unis, déplore au total quelque 23,2 millions de cas et 621 517 morts.

Lire aussi: Comment la vague actuelle se compare-t-elle aux précédentes?

Le nombre des cas a explosé en janvier, en raison des fêtes de fin d’année et de l’arrivée du variant Omicron, qui se répand comme une traînée de poudre au Brésil. Ce pays subit toujours avec plusieurs semaines de retard les vagues de Covid qui balaient l’Europe ou l’Amérique du Nord.


■ 42 000 tests antigéniques dérobés lors d’un cambriolage à Sydney

Un homme a volé 42 000 tests antigéniques rapides dans un dépôt de marchandises à Sydney, dans un pays où ces tests sont de plus en plus rares. Le voleur est entré dans un dépôt de marchandises dans la banlieue de Mascot mardi après-midi et «a pris possession des tests», a déclaré une porte-parole de la police de Nouvelle-Galles du Sud, sans donner plus de détails.

«Les agents de la police de South Sydney ont ouvert une enquête sur le vol de tests antigéniques rapides», a-t-elle ajouté. Dominic Perrottet, Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, a condamné l’incident, rappelant que l’Australie est confrontée à une pénurie de tests.