L’essentiel

Le Conseil fédéral renonce aux ouvertures envisagées la semaine passée, en particulier les terrasses et les cinémas ou théâtres. Les réunions de 10 personnes en privé seront en revanche tolérées dès lundi.

Dès ce vendredi minuit, 16 départements français, dont Paris et région, entrent dans un nouveau confinement, avec fermeture des commerces dits non-essentiels et limitations de mouvement, fêtes de Pâques incluses.

La Suisse a enregistré 1748 cas supplémentaires en 24 heures. La semaine se termine dans une moyenne haute.

Retrouvez notre suivi de la journée de jeudi


■ Un instantané pour clore ce suivi: la créatrice et le créateur de BioNTech honorés

Le couple de scientifique germano-turcs Ugur Sahin et Ozlem Tureci posent ce vendredi à l'ambassade de Turquie à Berlin. Ils ont reçu des mains du président allemand Frank-Walter Steinmeier l'ordre du mérite. Ils sont les créateurs de la société BioNTech, qui a mis au point pour Pfizer l'un des vaccins anti-covid en usage.


■ Laurent Kurth: «Tout plaide pour la prudence»

Conseiller d’Etat neuchâtelois à la Santé et aux finances, Laurent Kurth affiche une grande compréhension pour les secteurs qui doivent restés fermés, mais aussi pour les décisions du Conseil fédéral. «Tout plaide pour la prudence», souligne le socialiste, relevant notamment l’évolution inquiétante de la pandémie et les incertitudes liées aux nouveaux variants. Il regrette néanmoins le message contradictoire envoyé aux restaurateurs qui eux ne peuvent pas ouvrir malgré des mesures sanitaires strictes (gel, plexiglas, traçage…) alors qu’on autorise des repas à dix personnes dans la sphère privée.

Surtout, Laurent Kurth critique la stratégie de la Confédération de rendre publique les consultations, ce qui crée des effets d’annonce: «Si on ajoute le fait, que durant la session, certains groupes politiques ont voulu faire croire que l’on pouvait planifier méthodiquement la sortie d’une crise sanitaire, on a suscité de grandes attentes, et donc aujourd’hui de grandes frustrations.»


■ Mathias Kerninon, programmateur: «Très décourageant»

Programmateur à l’Amalgame, salle de concerts yverdonnoise de 400 places, Mathias Kerninon n’est pas surpris – il faut dire qu’en travaillant deux jours par semaine au centre de vaccination de la Maladière à Neuchâtel, en tant qu’agent administratif, il a suivi avec inquiétude la hausse des contaminations. «Je suis évidemment déçu, tout le monde voulait redonner vie à la salle, voir du monde. Mais au vu des chiffres et de la situation des pays limitrophes, je restais mitigé quant à l’idée d’une réouverture».  

Son agenda d’avril était pourtant bien rempli, principalement des concerts de groupes suisses. Si Mathias Kerninon gardait un mince espoir d’en proposer quelques-une à jauge réduite, il s’apprête à présent à reporter «des reports de reports, voire en annuler définitivement». Un coup dur pour cet ancien du Romandie, qui a pris ses fonctions à l’Amalgame il y a un an, au début du premier confinement. «J’avais réussi à réunir Rorcal, groupe de métal genevois et deux formations françaises, Fange et Sister Iodine, pour un plateau exceptionnel. C’était complexe de trouver une première, encore plus une seconde date. J’ai de la peine à imaginer en caler une troisième, lâche Mathias Kerninon. De quoi balayer tout un travail de recherche et de cohérence. C’est très décourageant, pour les groupes aussi.» 

Le flou, le programmateur s’y est résolu et se félicite d'être guidé dans ces eaux troubles par Petzi, l’association faîtière des clubs de musique suisses. Qui, suite à ces annonces, se réunira mercredi pour «monter au créneau, afin de soumettre quelques doléances et savoir où l’on va, ensemble.» 


■ Jacques Gerber: «Une grande leçon d’humilité»

Ministre jurassien de la Santé et de l’économie, Jacques Gerber comprend le report décidé par le Conseil fédéral: «Evidemment nous aurions tous préféré une réouverture. Mais trois des quatre indicateurs, que les cantons avaient approuvé, sont négatifs et sont le reflet d’une situation sanitaire qui se dégrade.»

Pour l’élu, même le fait d’augmenter la limite de 5 à 10 personnes pour les réunions privées représente, avec les Fêtes de Pâques, une prise de risque et il en appelle à la prudence: «Les décisions du jour sont une grande leçon d’humilité: ce ne sont ni le Conseil fédéral, ni les cantons, ni les groupes de pression qui dictent le tempo, mais bel et bien la pandémie.»

Le PLR critique néanmoins le manque de perspectives données par la Confédération pour les secteurs économiques qui doivent demeurer fermés. «Nous ne demandons pas une date d’ouverture, mais un peu de visibilité», conclut Jacques Gerber.


■ Mathieu Bertholet, directeur du Poche à Genève: «Au bout du compte, c'est la population qui va continuer à s'emmerder»

Sonné, mais toujours volcanique. Directeur du Poche à Genève, Mathieu Bertholet fulmine. «Il y a une semaine, le Conseil fédéral ne pouvait ignorer la tournure que prenaient les courbes, il a pourtant entrouvert la porte et suscité beaucoup d’espoir. Aujourd’hui, il la claque au nez des restaurateurs et des acteurs culturels. Au bout du compte, c’est quand même la population qui pâtit de son incapacité de prévoir et qui va continuer à s’emmerder.» 

Fort d’un collectif d’acteurs à demeure, l’artiste pensait proposer au public les sept pièces de sa saison à partir de la fin mars. «Notre avantage, c’était d’avoir un ensemble mensualisé jusqu’à cet été. Mais j’ai bien l’impression que la saison est finie et que le gâchis est énorme. Depuis quatre mois, les comédiens travaillent à très haute intensité. Aujourd’hui, on est KO.» 


■ Edna Epelbaum, exploitante: «Ca devient une question de vie ou de mort»

Edna Epelbaum, présidente de l’Association cinématographique suisse et exploitante de salles à Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Delémont, Bienne et Berne, nuance sa déception: «Je suis forcément déçue, même si l’effet yo-yo, avec une ouverture et une nouvelle fermeture dans deux semaines, aurait été pire. Bien que l’on sache qu’on n’en aura pas avant le 14 avril, l’important est pour nous, les salles de cinéma comme l’ensemble de la culture, d’avoir des perspectives. Et il ne faut pas oublier le facteur psychologique. On a besoin d’un signal positif, il serait temps de montrer que les lieux de culture sont sans danger, et qu’ils sont un divertissement nécessaire pour une population qui est comme emprisonnée à la maison.»

Comme d'autres, elle demande des jalons: «Nous avons aussi besoin d’une vraie stratégie et de plus de clarté en ce qui concerne les aides financières et les indemnisations. Il en va de la survie des salles. Or dans plusieurs cantons, il existe un plafond de 500 000 francs pour la période allant de novembre dernier à décembre 2021. Mais avec cette nouvelle prolongation des fermetures, la poursuite des activités de la branche cinématographique va être très difficile à planifier. Je suis vraiment inquiète: si les soutiens financiers n’augmentent pas, même avec une ouverture ce printemps, il existe un risque que des cinémas restent éternellement fermés, d’autant plus avec une interdiction d’ouvrir les bars et une limitation à 50 spectateurs. La rentabilité sera impossible, on ne retrouvera pas les niveaux de 2019 avant 2022. On en arrive à une question de vie ou de mort.»

Quelques espoirs? «Ces derniers jours, j’ai travaillé sur la programmation des mes salles, c’était magnifique, je me suis sentie en vie. Le cinéma, ce n’est pas que James Bond et les blockbusters américains. La quantité et la qualités des films prêts à sortir est là, il y a tant de titres auxquels j’aimerais donner une visibilité…»


■ 1748 nouveaux cas

Puisque les chiffres restent au cœur des débats: ce vendredi, la Suisse compte 1748 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, indique l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La semaine se termine donc dans une moyenne haute, depuis le dépassement des 1800 nouveaux cas mercredi.

  • 17 décès supplémentaires sont à déplorer;
  • 66 malades ont été hospitalisés;
  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 43 450 tests ont été transmis;
  • Le taux de positivité s'élève à 4,02%;
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 17 948;
  • Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 207,62 nouvelles infections pour 100 000 habitants;
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,13.

■ Mauro Poggia: «Cela aurait été un risque exagéré»

A Genève, le conseiller d’Etat Mauro Poggia se dit soulagé par la «prudence» du Conseil fédéral qui a su faire preuve de «sagesse et de courage» face aux pressions. «La situation s’aggrave en Suisse et dans les pays alentours, ouvrir certains lieux aujourd’hui aurait été prendre un risque exagéré sur le plan sanitaire, sans compter qu’il aurait certainement fallu tout refermer derrière, reproduisant ainsi les erreurs de cet automne.»

Pour le chef du Département de la sécurité, de l’emploi et de la santé, il importe désormais d’intensifier la vaccination et de maintenir les aides aux secteurs qui souffrent, à commencer par les restaurateurs pour qui une ouverture des terrasses par 6 degrés n’aurait, de toute façon, pas fait sens.  


■ Christophe Darbellay: «Nous devons avoir une compréhension pour la décision du Conseil fédéral»

Président du gouvernement valaisan, Christophe Darbellay n’est pas surpris outre mesure par les annonces du Conseil fédéral. «Nous aurions souhaité une réouverture des restaurants, ou du moins des terrasses, le 22 mars, ainsi qu’un retour à l’enseignement en présentiel pour les hautes écoles et les universités, mais nous devons avoir une compréhension pour la décision du Conseil fédéral, qui a dû tenir compte de la situation qui se détériore», souligne-t-il.

Pour le démocrate-chrétien, il est plus sage de temporiser quelque peu, alors que la Confédération précise que les cas pourraient doubler d’ici trois à quatre semaines. «La prudence est de mise. Il faut absolument éviter l’effet yoyo qui consiste à ouvrir puis refermer les établissements qui demeurent pour l’heure fermés. Ce serait la pire des situations», appuie Christophe Darbellay. 

Le président du gouvernement valaisan souhaite désormais que la Confédération délie plus largement sa bourse, puisque, étant donné que les fermetures vont se prolonger, l’ardoise va s’alourdir. Un brin désabusé, Christophe Darbellay conclut: «On n’est pas en dehors de l’auberge, quand on voit ce qui se passe dans les pays alentours.» 


■ Une attitude «pitoyable»

La faitière de la restauration Gastrosuisse a tenu son point de presse de réplique aux annonces du gouvernement.

Casimir Platzer, le président de GastroSuisse, est encore un peu plus énervé que vendredi dernier: «Le comportement du gouvernement est pitoyable. Une fois encore, il n'offre aucune perspective à notre branche, qu'il étrangle toujours davantage. Il est incompréhensible qu'il rejette l'ouverture des espaces extérieurs des restaurants, pourtant demandé unanimement par les cantons, et des espaces intérieurs, souhaitée par la moitié des cantons.»

Le président insiste: «Comment peut-on justifier que dix personnes soient autorisées à se réunir en privé alors qu'on interdit la présence de quatre personnes autour d'une table dans un restaurant? Les restaurants des hôtels sont ouverts depuis des mois. On n'y a détecté aucun foyer d'infection.»


■ La froide réaction du Conseil d'Etat vaudois

Le gouvernement vaudois s'était naguère illustré en critiquant le maintien des fermetures des restaurants. Il réagit rapidement ce vendredi: il «constate que les décisions prises ne correspondent pas aux positions qu’il a exprimées, comme une majorité de cantons, lors de la consultation, notamment en demandant que des perspectives soient données aux milieux de la restauration, de la culture, du sport et des Hautes écoles.»


■ L'amertume des étudiants

Pour les universitaires, sommés de suivre les cours à distance depuis un an maintenant, rien ne change non plus ce vendredi. La restauration du présentiel, par petits groupes, faisait partie des idées lancées vendredi dernier.

La Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) avait d'ailleurs écrit au conseiller fédéral Guy Parmelin pour lui demander un retour aux cours en présentiel dans les hautes écoles.

Pour Hannah Wonta, secrétaire générale de la Fédération des associations étudiantes de l’Université de Lausanne c'est un coup dur. «On demande encore une fois aux étudiants d'être résilients, alors même que la direction de l'Université et le canton nous soutenait dans nos demandes de réintégrer le campus et les cours en présentiel. Ca pèse sur la santé mentale, on le sait, et malheureusement les compensations d'aides sont lentes à arriver. La mise à disposition de plus de personnel pour des consultations psychothérapeutiques ne suit pas l'urgence de la situation».

Hannah Wonta souligne le découragement qu'accompagne ces annonces pour le reste du semestre. «Nous allons continuer à nous battre, nous communiquerons prochainement des prises de position communes entre les associations d'étudiants des différents cantons», annonce-t-elle.  

A ce propos: A l’Université de Lausanne, des étudiants éprouvés par les sessions d’examens en ligne


■ Un point sur les vaccinations

Nous mettons à jour les données cantonales des vaccinations.


■ L'ironie grinçante de #quivapayerladdition

Les restaurants ne rouvriront pas. Pas même les terrasses en hiver à 5 degrés et sous la neige/grêle/pluie

écrit, bien sarcastique, le collectif de restaurateurs vaudois #quivapayerladdition.

Il précise: «Aujourd’hui nous avons besoin de prévisibilité, de perspectives, de lumière. Même si le tunnel est interminablement long. Aujourd’hui nous demandons une feuille de route, un planning de déconfinement/assouplissements.»

Le groupe cite l'Allemagne en exemple, où les dates de réouverture ont été balisées jusqu'à début avril. Cependant, il paraît fort probable que le gouvernement allemand va décaler certains desserrements (lire plus bas).


■ Pas de terrasse ou de ciné lundi

Ce vendredi, c’est soupe à la grimace pour les restaurateurs et les milieux culturels. Le Conseil fédéral tient son point de presse en ce moment. Alain Berset annonce «la décision difficile à prendre»: le collège renonce pour l’heure à la plupart des ouvertures mises en consultation vendredi passé.

Lundi 22, les restaurants ne pourront donc pas ouvrir leurs terrasses.

Les espaces culturels ou sportifs, tels que cinémas ou théâtres, n’auront pas le droit de lever les stores pour 50 personnes comme imaginé.

Les manifestations sportives et culturelles accueillant jusqu'à 150 personnes en extérieur ne seront pas non plus tolérées.

De prochaines mesures seront envisagées dans un mois.

Un seul point d'ouverture demeure: les réunions privées de 10 personnes, à l'intérieur, seront acceptées dès lundi.

Trois des quatre indicateurs pas réunis. La situation est trop dégradée, affirme le gouvernement. Il indique ainsi que «trois des quatre indicateurs qu’avait définis le Conseil fédéral pour la deuxième étape d’assouplissement ne sont plus respectés depuis plusieurs jours : l’incidence sur quatorze jours est supérieure à 200 pour 100 000 habitants, le taux de positivité dépasse 5% et le taux de reproduction est nettement au-delà de 1 (1,14). Seule l’occupation des lits en soins intensifs par des patients COVID-19 est inférieure à la limite fixée.»

Trop de risques. Alain Berset explique ainsi que «nous ne pouvons pas prendre le risque de retarder la sortie de crise». Il met en avant le rôle des variants, à commencer celui dit «anglais» («ce qui est injuste d'ailleurs, l'Angleterre n'y peut pas grand-chose»), qui accélèrent les contaminations.

Il affirme aussi qu'une vague forte qui se diffuserait «compliquerait les vaccinations»; seuls les gens sains doivent être vaccinés. Le ministre de la Santé lance encore: «Regardez les pays qui nous entourent: ils ferment leurs activités. Nous voulons éviter de refermer. Et nous demandons encore un peu de patience.»

«Testez-vous!» Alain Berset insiste sur l'importance des tests: «Nous devons nous tester plusieurs fois par semaine s'il le faut. Avant de voir des amis, la famille, faites un test en pharmacie!».


■ Alain Berset seul à la conférence de presse

Surprise: pour les annonces du jour, qui devraient aussi concerner l'économie – la question des restaurants, en premier lieu –, Alain Berset sera seul face aux médias.

L'annonce du point de presse ne signale pas Guy Parmelin, ministre de l'Economie et président cette année.


■ Le festival de l'épouvantail s'annule... pour août

Ce n'est peut-être pas le plus gros événement culturel de l'année à s'annuler, mais la date prévue peut étonner. Les organisateurs de la Fête de l'épouvantail, à Denens dans le canton de Vaud, ont annoncé ce matin l'annulation de leur édition 2021, après celle de 2020. Ils l'avaient reporté à une période plus tardive que d'habitude, soit du 14 au 22 août. Mais même ainsi, ils jugent que «les conditions de réalisation ne sont toujours pas réunies».

Ils promettent un «événement clin d’œil» à la place: «Nous appelons tous les amoureux des épouvantails à créer, construire et participer à ce projet. Nous souhaitons donner la possibilité aux personnes, familles, groupes, écoles et/ou institutions de façonner un épouvantail pour participer au concours, qui accompagnera cet événement au travers de notre village.»


■ Multiplication des cas dans une école bâloise

La commune de Sissach, dans le canton de Bâle campagne, est frappée par une série d'infections dans son établissement primaire et secondaire. Une trentaine d'élèves ont été testés positifs depuis la semaine dernière. Un centre provisoire de tests destiné à l'entourage des élèves va être installé sur le site. Les six premiers cas ont été révélés la semaine dernière dans le cycle secondaire, dans le cadre des tests massifs systématiques qui ont lieu dans de nombreux établissements scolaires de Bâle-Campagne. Entretemps, 25 nouvelles infections ont été constatées: 14 à l'école secondaire et 11 à l'école primaire, indique vendredi l'état-major de crise du canton.

Les élèves concernés se trouvent en isolement. Leurs camarades de classe sont en quarantaine et suivent les cours à distance.


■ Des Parisiennes et Parisiens en fuite

L’AFP relate que les trains au départ de la gare Montparnasse à Paris étaient pleins ce matin, quelques heures après les annonces de reconfinement du premier ministre Jean Castex. La gare était pleine de voyageurs pressés d’attraper leur train pour partir en week-end mais aussi de futurs confinés qui partent au vert.

Les trains vers la Bretagne, le Sud-Ouest ou Lyon étaient tous complets vendredi matin, a confirmé une porte-parole de la SNCF, contre 60 à 70% de remplissage ces derniers vendredis.


■ Alerte en Allemagne

L’Allemagne est confrontée à une augmentation «très clairement exponentielle» des infections au Covid-19, liée en particulier à la diffusion du variant britannique, a déclaré vendredi le vice-président de l’institut de veille sanitaire Robert Koch, le RKI.

«Il est tout à fait possible que nous ayons à Pâques une situation similaire à celle que nous avons connue avant Noël, avec un nombre très élevé de cas, de nombreux cas graves et de décès, et des hôpitaux débordés», a prévenu lors d’une conférence de presse Lars Schaade.

Nous sommes dans la troisième vague de la pandémie, les chiffres augmentent, la proportion de variants est importante

a renchéri le ministre de la Santé, Jens Spahn.

Angela Merkel et les dirigeants des 16 Länder se réuniront lundi pour décider d’éventuelles nouvelles fermetures alors le pays avait pu procéder début mars à quelques assouplissements.

Quelques chiffres. L’Allemagne (83,1 millions d’habitants) a enregistré plus de 17 000 cas déclarés en 24 heures, soit environ 5000 de plus qu’il y a une semaine.

Le taux d’incidence atteignait vendredi 95,6 (contre 9O jeudi), tout proche de la barre des 100 censée déclencher de nouvelles restrictions.

La Suisse (8,6 millions) a enregistré hier 1750 nouveaux cas. D’après le dernier rapport hebdomadaire de l’OFSP (accessible ici), le taux d’incidence était de 101,6 le 14 mars.


■ Le Danemark pas encore convaincu concernant AstraZeneca

La semaine passée, le Danemark a été le premier pays à dire ses doutes à propos du vaccin suédo-anglais et à suspendre son usage, avant la Norvège et l’Islande.

Ce vendredi, contrairement à d0autres pays qui s’empressent de reprendre les injections (lire plus bas), Copenhague demeure sceptique. Le gouvernement dit vouloir attendre avant une éventuelle reprise de la vaccination anti-Covid avec AstraZeneca.

«Notre décision de suspendre la vaccination avec le vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca jusqu’à la semaine 12 (du 22 au 28 mars) reste en place», a indiqué le directeur de l’Agence danoise de Santé (Sundhedsstyrelsen) Søren Brostrøm, dans un communiqué publié tard jeudi soir.

«Dans les prochains jours, Sundhedsstyrelsen et l’Agence danoise du médicament vont évaluer l’impact de l’avis de l’EMA (l’Agence européenne des médicaments) sur le vaccin Covid-19 d’AstraZeneca pour le programme danois de vaccination», a-t-il ajouté.


■ En images: une manifestation pour des vaccins

Pour une fois, c’est une manifestation… en faveur des mesures covid et de la vaccination. Hier sur la Piazza della Scala à Milan, des citoyens se sont rassemblés pour demander davantage d’accès aux centres offrant les injections.


■ Trois grands pays d’Europe vont reprendre les vaccinations avec AstraZeneca

L’avis favorable de l’Agence européenne des médicaments a eu l’effet escompté. L’Italie, la France et l’Allemagne s’apprêtent ce vendredi à reprendre les vaccinations avec le vaccin AstraZeneca.

La vaccination avec le vaccin AstraZeneca va pouvoir reprendre dans l’Hexagone vendredi avec le premier ministre lui-même pour donner l’exemple, tout comme en Allemagne, en Bulgarie, en Slovénie ou encore en l’Italie, reconfinée aux trois quarts depuis lundi.

D’autres pays s’y remettront la semaine prochaine, notamment l’Espagne, le Portugal et les Pays-Bas.


■ La Bulgarie referme tout

La Bulgarie a annoncé jeudi soir un durcissement des restrictions. Ecoles, universités, restaurants, théâtres, cinémas, centres commerciaux, casinos et salles de sport fermeront à partir de lundi pour dix jours.