L’essentiel

Ce mercredi, le Conseil fédéral a annoncé la réouverture des terrasses, cinémas et salles de spectacles et de sports – pour un maximum de 50 personnes – au 19 avril, lundi prochain. Les hautes écoles pourront reprendre l'enseignement en présence, avec aussi la jauge de 50 personnes.

Après AstraZeneca, dont le produit est du même type, les doutes croissent concernant le vaccin de Johnson & Johnson, dont les Etats-Unis suspendent l’administration.

Retrouvez notre suivi de la journée de mardi et plongez dans tous nos suivis quotidiens.


■ Un instantané: protestations dans le Kentucky

Une image d'actualité pour clore ce suivi. A Frankfort, Kentucky, les anti-vaccination ont manifesté devant le Capitole, maison politique de l'Etat. Lundi, le gouverneur Andy Beshear a lancé le «Team Kentucky Vaccination Challenge»: quand 2,5 millions de personnes seront vaccinées, les restrictions seront relevées.


■ La faîtière des PME fulmine

L'Union suisse des arts et métiers n'est pas contente, et le dit fermement. Service «minimum», «manque de courage», «beaucoup trop d'hésitation»... Le desserrement annoncé ce jour «relève d’une pure politique des symboles», critique l’organisation des PME, qui réclame la fin de tout confinement et fustige le fait que le télétravail soit toujours imposé.


■ Laurent Dutoit, exploitant: «Il y aura la concurrence des terrasses et du soleil…»

L'avis de Laurent Dutoit, distributeur chez Agora Films et exploitant de salles à Genève dont Les Scala: «On est évidemment contents de pouvoir rouvrir, même si une grande partie du milieu aurait préféré attendre que la troisième vague soit passée. On espère que ce calcul est le bon et que la situation ne va pas se péjorer à nouveau dans les deux semaines… C’est une épée de Damoclès.

Les questions se poseront avant tout du côté des distributeurs: quels films mettre à disposition dans ces conditions? Proposer à 50 personnes ou moins des films avec un fort potentiel public, notamment les américains, c’est compliqué. Des contrats interdisent en outre de montrer certains longs-métrages avant la France, où tout est actuellement fermé. Il va falloir plancher sur une programmation ces deux prochains jours. De mon côté, je proposerai des titres qui étaient à l’affiche au moment de la fermeture, comme Adieu les Cons, ou d’autres plus petites productions sud-américaines. Et puis, tout va dépendre du public: répondra-t-il présent, avec la concurrence des terrasses et du soleil?»


■ Dans les théâtres, on veut jouir du printemps, même timide

Sur le plan du théâtre, l’accueil est plutôt favorable, même si la règle du tiers de la capacité totale d’une salle fait office de tue-l'amour. A la tête du Crève-Cœur, à Cologny, Aline Gampert rouvrira dès qu’elle peut. «La formule est tout sauf idéale. Notre capacité est de soixante places. Avec la contrainte du tiers de la jauge, nous ne pourrons recevoir que vingt spectateurs. La recette d’un soir, à peine 600 francs, ne permettra pas de couvrir les frais du personnel d’accueil. Il faut espérer que les aides publiques compenseront sinon nous irons dans le mur. Reste que 20 personnes, c’est déjà une petite victoire. Et c’est essentiel pour les artistes programmés qui ont tous répété leurs créations.»

A Vidy, Vincent Baudriller parle de libération après des mois en vase clos pour toutes les équipes de la  maison lausannoise. «La vie va reprendre, comment ne pas s’en réjouir ? Nous allons pouvoir présenter les deux spectacles de la fin avril, Vocation d’Emilie Charriot et Chanson sans paroles de Tom Luz. Le regret que j’ai, c’est que les autorités n’aient pas pris en considération le travail que nous avons fait au sein de la Fédération romande des arts de la scène pour répondre à la situation sanitaire. Nous avons proposé des protocoles stricts qui permettraient de recevoir plus de 50 personnes. Pour les salles de 400 sièges et plus, la règle d’un tiers de la capacité totale est aberrante, tant économiquement qu’artistiquement.»

Mais l'élan est bien donné au point que certaines saisons pourraient déborder. A Vidy, le très attendu Familie de Milo Rau est agendé en juillet. «Les gens voyageront moins et seront sans doute plus disponibles pour le théâtre», veut croire Vincent Baudriller. Le printemps est timide, mais on ne boudera pas son plaisir. 


■ Des ouvertures «irresponsables» pour les Verts

Annoncer des ouvertures alors que les chiffres sont repartis à la hausse est «irresponsable», fustige le président des Verts Balthasar Glättli. Les étapes d’ouverture proposée par le Conseil fédéral remettent en question les succès antérieurs, selon le Zurichois.

C’est d’autant plus regrettable que la fin de la pandémie est en vue grâce à la mise à disposition accrue de vaccins, soulignent les Vert·e·s, qui appellent à ne «pas perdre patience». Pour eux, c'est la progression de la campagne de vaccination qui devrait déterminer les prochaines étapes d'ouverture.


■ Le Valais est mollement satisfait

Le Conseil d'Etat valaisan publie un communiqué dans lequel il faut chercher à la loupe une trace de satisfaction. Il «prend acte» des mesures du jour, mais «regrette que l’évolution de la situation épidémiologique ne permette pas à ce stade des assouplissements supplémentaires».


■ Applaudissements musclés dans les fitness

On ne l'a pas souligné précisément, mais les fitness peuvent aussi rouvrir lundi. Leur faîtière applaudit donc les décisions du jours à grandes brassées.

Claude Ammann, le président de la Fédération suisse des centres fitness et de santé, se réjouit du fait que les salles de fitness pourront enfin apporter leur contribution à la santé publique.

La semaine dernière, cette fédération avait déposé une plainte en responsabilité contre la Confédération jugeant que la fermeture ordonnée par Berne provoque d'importantes pertes de chiffre d'affaires, qu'elle juge «disproportionnées».


■ Laurence Vinclair, directrice des Docks: «Je ne veux pas faire des choses au rabais»

La réaction de Laurence Vinclair, directrice des Docks, à Lausanne: «Je suis heureuse pour la culture en général, c’est quand même un premier pas de réouverture, de l’espoir et on en a bien besoin!

De notre côté, on doit y réfléchir et faire nos calculs. La salle est grande mais en termes de places assises, avec une chaise sur deux, pas sûr que nous puissions nous y retrouver.

Il faut voir la viabilité financière mais aussi artistique, c’est-à-dire a l’expérience vécue par les artistes et le public. L’envie elle est là bien sûr, et on ne ferme pas la porte, mais je ne veux pas faire des choses au rabais, faire pour faire et que ce ne soit pas bon.

Nous resterons de toute façon fermés jusqu’à fin avril et pour la suite, nous réfléchirons à d’éventuels petits évènements avec des artistes locaux. Difficile de savoir ce que nous réservera le mois de juin…»


■ La droite applaudit

Le PLR, le Centre et les Verts'libéraux saluent dans des prises de position les annonces du Conseil fédéral.

«En continuant à respecter les mesures sanitaires, nous pouvons espérer de nouveaux assouplissements pour les prochaines semaines», souhaite le PLR. Les annonces d'aujourd'hui permettent de mettre fin à une situation «de plus en plus ubuesque» où les restaurants étaient notamment autorisés à pratiquer la vente à l’emporter tout en condamnant les terrasses, écrit le parti, qui fustige néanmoins, à nouveau, le «manque de leadership à la tête de l'OFSP».


■ Lundi prochain, on sort (ou on rentre)

Le Conseil fédéral prend la parole dans ce qui est sans doute sa conférence de presse la plus attendue depuis le début de l’année, tant les pressions montaient, en particulier des milieux économiques.

Les observateurs misaient sur un relâchement très strict. C’est à la fois plus large et plus rapide qu’escompté.

Au 19 avril, pourront rouvrir:

Les terrasses des restaurants et bars: comme l’année passée, les tables devront être distantes de 1,5 mètre, à moins qu’une séparation ne soit installée. Le gouvernement précise que «les clients devront consommer assis et ne pourront enlever leurs masques que lorsqu’ils consomment». Chaque table pourra accueillir quatre personnes au maximum. Les coordonnées des clients devront être enregistrées.

Point important pour la branche, les aides économiques restent accessibles aux restaurateurs qui n'ont pas de terrasse ou qui renoncent à l'ouvrir: «Ce n'est pas une pression à la réouverture», lance Alain Berset.

Les salles de spectacle, cinémas et espaces sportifs: 50 personnes maximum, avec en plus la limite d’un tiers au plus de la capacité de la salle. Et sous des contraintes précises: «Les visiteurs devront être assis et porter un masque en permanence. Ils devront respecter en tout temps une distance d’au moins 1,5 mètre avec les autres personnes ou être séparés par un siège. Il sera en outre interdit de consommer des boissons ou de la nourriture et les entractes seront déconseillés.»

Les manifestations extérieures, comme des matches, pourront accueillir 100 personnes au maximum.

Les zoos et jardins botaniques rouvrent aussi.

Les réunions et manifestations à l’extérieur telles que les sports de groupes ou visites guidées seront haussés à une jauge de 15 personnes. Principe: «A l’extérieur, il faudra porter un masque ou respecter une distance d’au moins 1,5 mètre. À l’intérieur, il faudra à la fois porter un masque et respecter les distances requises.»

Dans les hautes écoles: les universités et autres hautes écoles peuvent rétablir l’enseignement sur site, aussi avec le seuil de 50 personnes.

L'argumentaire. Pour justifier sa largesse, le gouvernement relève que «la recrudescence des hospitalisations est relativement faible par rapport au nombre de nouveaux cas», et que «la couverture vaccinale des personnes vulnérables progresse bien».

Une prise de risque est possible

, affirme Alain Berset. Il évoque les cinq critères pour des ouvertures, avancés mi-mars, et il reconnaît que quatre des cinq ne sont pas remplis: «Mais nous n’en sommes pas loin.»

Les cinq critères sont :

  • L’occupation des soins intensifs, qui doit être inférieure à 250. C’est le cas, a indiqué l’OFSP mardi;
  • L’incidence sur 14 jours devrait être inférieure à 220: elle est à 296;
  • La moyenne sur sept jours des nouvelles hospitalisations est supérieure à 45;
  • La moyenne des décès devrait être inférieure à 6,3, elle atteint 7,8;
  • Le taux de reproduction devrait être à 1. Il est de 1,14.

La mise en garde. Ces desserrements «ne sont absolument pas un signal disant qu'on peut se relâcher», assène le ministre de la Santé.

«Nous devons constater que dans notre pays tout le monde est au courant de ce qui se passe et a su s'adapter», ajoute-t-il, affirmant que c'est justement la continuation de l'application des règles qui permettra de desserrer l'étau, «de manière coordonnée et prudente».

Le cas Moutier. Le gouvernement utilise désormais l'exemple de Moutier, où des centaines de gens ont festoyé le 28 mars sans provoquer de flambée. Cela montre que les activités en extérieur sont bien moins dangereuses que celles à l'intérieur, argue Alain Berset, «mais il faut avancer de manière prudente pour ne pas mettre en danger les prochaines étapes».


■ L'OCDE insiste: il ne faut pas fermer les écoles

En s’appuyant sur une étude zurichoise, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) insiste: il ne faut pas fermer les écoles.

Présente à la conférence de presse du club des pays riches, l'épidémiologiste Susi Kriemler a détaillé un peu son étude. Elle a porté sur 2500 enfants et adolescents âgés de 6 à 16 ans, scolarisés dans le canton de Zurich. Les écoliers ont été soumis à un dépistage des anticorps du coronavirus lors de chacune des trois vagues de la pandémie survenues à ce jour.

Lors de la première vague, 2% des enfants ont présenté des anticorps et 8% lors de la seconde. Les données de la troisième vague ne sont pas encore disponibles. Aucun enfant n'est tombé gravement malade. Selon Susi Kriemler, peu de choses indiquent que les enfants s'infectent entre eux. Au plus fort de la deuxième vague d'infections, la proportion d'enfants était négligeable.

Pour l'OCDE, l'impact des fermetures d'écoles s'est fait le plus fortement ressentir pour les enfants à plus faible niveau d'instruction et défavorisés. Globalement, les fermetures d'écoles et les redoublements sont les pires des solutions, estime l'organisation.


■ Un instantané: à la Mecque un soir de ramadan

Echo du ramadan. Image de la prière de Tarawih, mardi soir, à la Mecque, avec des distances imposées. Les autorités demandent une preuve d'immunité. Le ministère du Hajj et de la Omra, le pèlerinage, a annoncé début avril que «seules les personnes immunisées» contre le coronavirus seraient autorisées à effectuer la omra ou les prières dès le début du ramadan.

Selon le ministère, trois catégories de personnes sont considérées comme «immunisées»: celles qui ont reçu deux doses de vaccin, celles qui en ont reçu une depuis au moins 14 jours et les personnes ayant guéri de l'infection. Ces règles doivent permettre l'accueil pendant le ramadan de 50 000 pèlerins pour la omra et de 100 000 fidèles par jour, ont calculé les médias d'Etat.


■ Pfizer et BioNTech augmentent la cadence

Alors que Johnson & Johnson ainsi qu'AstraZeneca n'en finissent pas d'accumuler les soucis (lire plus bas), l'alliance américano-allemande avance ses pions.

Les laboratoires BioNTech et Pfizer vont augmenter de 50 millions de doses les livraisons de leur vaccin anti-Covid à l'UE au 2e trimestre, pour atteindre 250 millions de doses sur la période, se réjouit ce mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. La livraison de ces doses supplémentaires, initialement prévue au 4e trimestre, commencera dès avril.


■ Le Danemark renonce au vaccin AstraZeneca

Le Danemark renonce définitivement au vaccin AstraZeneca à cause de ses effets secondaires «rares» mais «graves», ont annoncé ses autorités sanitaires, faisant du pays scandinave le premier à l’abandonner en Europe.

Malgré les avis du régulateur européen et de l’OMS favorables à son usage, «la campagne de vaccination au Danemark continue sans le vaccin d’AstraZeneca», a indiqué le directeur de l’Agence nationale de Santé, Søren Brostrøm, lors d’une conférence de presse.


■ 2601 nouveaux cas en 24 heures

La Suisse compte mercredi 2601 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique. On déplore 14 décès supplémentaires et 89 malades ont été hospitalisés.

  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 37 004 tests ont été transmis;
  • Le taux de positivité s’élève à 7,03%;
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 26 178, soit 302,82 nouvelles infections pour 100 000 habitants;
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est de 1,14.
  • Les patients Covid-19 occupent 23,90% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 70,30%.

■ Les mesures anti-covid protègent les nourrissons de la méningite

Les mesures comme le lavage des mains et la distanciation ont une conséquence inattendue: l’an dernier, aucun cas de méningite à entérovirus du nourrisson n’a été enregistré à l’Hôpital de l’Île à Berne. Et une baisse drastique a été constatée entre l’âge de un à seize ans.

Ce constat, publié dans la revue Open Forum Infectious Diseases, est d’autant plus intéressant que durant l’été dernier, seules deux mesures ont été maintenues, le lavage des mains et la distanciation sociale, a indiqué mercredi l’hôpital universitaire bernois dans un communiqué. Les crèches et les écoles étaient ouvertes.

En Suisse, ce sont en temps normal plusieurs centaines de méningites à entérovirus qui sont enregistrées chaque année chez l’enfant. Pour un bassin de 1,5 million d’habitants, les médecins de l’Hôpital de l’Île s’attendaient à une vingtaine de cas chez les nourrissons, or aucun n’a été signalé en 2020.

Cela tend à indiquer que les virus à transmission fécale-orale responsables de la maladie sont empêchés de circuler de manière efficace par les mesures anti-covid, note Larissa Stoffel, première auteure de l’étude, citée dans le communiqué. Il s’agit donc maintenant d’étudier comment des mesures simples pourraient endiguer ces méningites virales sur le long terme.


■ Vaud abaisse l’âge de vaccination à 50 ans

Après Genève qui a ouvert les vaccinations au plus de 45 ans, Vaud annonce ce mercredi matin qu’il abaisse le seuil aux plus de 50 ans.

Plusieurs nouveaux lieux de vaccination seront inaugurés ces prochains jours, dont un pour la vaccination de masse, à Beaulieu, à Lausanne, annonce également le Conseil d’Etat. Jusqu’à 16 000 injections hebdomadaires y seront possibles. Le 2M2C à Montreux sera lui opérationnel dès le 26 avril.

De premières pharmacies devraient également commencer à vacciner dès le lundi 19 avril.


■ Assouplissement voté au Danemark

Le Danemark va assouplir les règles liées aux déplacements à l’étranger. Il vise une circulation des voyageurs européens sans quarantaine à partir de la fin juin.

Adopté par la quasi-majorité des partis siégeant au Parlement, ce plan, annoncé mardi soir, prévoit quatre étapes entre le 21 avril et la fin juin, avec la levée progressive de la quarantaine obligatoire selon la destination. Un test négatif reste toutefois un préalable à toute entrée dans le pays.

Il dépend en partie des progrès de la campagne de vaccination et de la mise en place du passeport sanitaire européen, prévue autour du 26 juin.


■ Un ministre australien vient réclamer des fioles en Europe

Le ministre du Commerce australien partira jeudi pour l’Europe afin de tenter de régler un différend portant sur plus de trois millions de doses d’un vaccin anti-Covid fabriqué dans l’Union européenne, et qui n’ont pas été livrées à Canberra.

Le premier ministre Scott Morrison, qui s’efforce de régler les nombreux problèmes affectant la campagne de vaccination dans le pays, a abandonné son objectif qu’au moins une dose ait été administrée à la population adulte d’ici octobre.

L’Australie, rappelle l’AFP, est l’un des pays qui a le mieux réussi à contenir la propagation du Covid-19, avec moins de 30 000 cas et 1000 décès pour une population de 25 millions d’habitants. Mais le pays a accumulé beaucoup de retard par rapport à son calendrier de vaccination.

Pour le gouvernement, c’est l’incapacité de l’UE à livrer les doses commandées à AstraZeneca qui est à l’origine de ce retard bien que certains Etats australiens pointent également la confusion qui règne autour de la distribution des vaccins aux cliniques.


■ En images: tests à Bangkok

La Thaïlande a accusé ce mercredi plus de 1000 nouveaux cas en une journée, ce qui est élevé pour le pays. Le gouvernement impose des tests et vaccinations dans les zones jugées critiques. Ici, attente pour les tests rapides à Khaosan Road, à Bangkok.


■ Nouveau calcul d’efficacité pour le vaccin Moderna

Le vaccin de Moderna est efficace à 90% contre le Covid-19 et à 95% contre les formes graves de la maladie, a annoncé la firme de biotechnologie américaine dans de nouveaux résultats publiés mardi, que relaie l’AFP.

Ces données proviennent d’un essai clinique de phase 3 conduit auprès de plus de 30 000 personnes aux Etats-Unis. L’efficacité est en légère baisse en comparaison des 94,1% annoncés dans un grand essai clinique publié dans la revue médicale New England Journal of Medicine en décembre. Moderna ne précise pas dans son communiqué si cette baisse dans l’efficacité est attribuable à l’émergence de nouveaux variants. Mais la firme de biotechnologie travaille sur deux versions modifiées de son vaccin, spécifiques aux variants, dont les résultats sur des souris – pas encore évalués par des pairs – sont jugés encourageants.

«Les nouvelles données pré-cliniques sur nos vaccins candidats spécifiques aux variants nous donnent confiance dans notre capacité à anticiper l’émergence de nouveaux variants», a applaudi Stéphane Bancel, le patron de Moderna.


■ Arrêt temporaire pour Johnson & Johnson

La campagne de vaccination mondiale accuse un petit coup d’arrêt avec la suspension du vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, et le retard de son déploiement en Europe, en raison de l’apparition, rare, de graves caillots sanguins.

Retour sur les événement: mardi, les autorités américaines ont recommandé «une pause» dans les injections du vaccin de Johnson & Johnson, tout en affirmant que cela n’aurait «pas d’impact important» sur l’immense campagne de vaccination, puisque ces doses représentent moins de 5% de celles administrées aux Etats-Unis jusqu’à présent.

L’Agence américaine des médicaments (FDA) enquête sur six femmes ayant développé des cas graves de caillots sanguins après avoir reçu ce vaccin. «Un cas s’est révélé mortel et un patient se trouve dans un état critique», a précisé un responsable de la FDA.

Dans la foulée, durant la nuit, Johnson & Johnson a annoncé le report de ses livraisons en Europe notamment. La Suisse n’utilise pas ce vaccin.

Le malheur des uns…: mardi soir, le laboratoire Pfizer a indiqué accélérer la production de son vaccin, et pouvoir livrer aux Etats-Unis 10% de doses de plus que prévu d’ici fin mai.


■ La Chine va annoncer un boom de sa croissance

Vendredi, indique l’agence AFP, la Chine devrait annoncer un fort rebond de sa croissance au premier trimestre.

Un groupe de 15 experts interrogés par l’agence table en moyenne sur une hausse de 18,7% sur un an du produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale sur la période janvier-mars. Bien que sujet à caution, le chiffre officiel du PIB de la Chine est toujours scruté de près compte tenu du poids du pays dans l’économie mondiale.

Evidemment, ce chiffre est largement dû à la comparaison avec début 2020, quand l’économie chinoise était paralysée par l’épidémie. Au premier trimestre 2020, le PIB de la Chine s’était effondré de 6,8% – sa pire performance économique depuis 44 ans.