Le Conseil, qui compte 15 membres, renouvelle chaque année la moitié de ses dix sièges non permanents, sur une base régionale, lors d’un vote à bulletin secret à l’Assemblée générale. Un siège au Conseil élève le statut et l’influence du pays dans l’arène diplomatique, même si en pratique ce sont les «P5», les cinq membres permanents et détenteurs du droit de veto (Etats-Unis, Chine, France, Russie et Royaume-Uni), qui mènent le jeu. La compétition donne lieu à des mois, voire des années de lobbying acharné et il arrive qu’un ambassadeur malchanceux soit limogé par son gouvernement au lendemain du vote.

Car bien que le candidat choisi par son groupe régional ait un avantage souvent décisif -à condition qu’il recueille une majorité des deux tiers, soit 129 voix sur les 193 pays membres –, les surprises ne sont pas rares. Comme lorsque le Luxembourg a supplanté en 2012 la Finlande, largement favorite, ou quand l’Arabie saoudite, élue en 2013, a refusé de siéger, remplacée au pied levé par la Jordanie. Cette année, les jeux sont faits, en principe, pour trois des cinq sièges. L’Angola a été présélectionné par le groupe africain pour ses débuts au Conseil, de même que le Venezuela par l’Amérique latine et les Caraïbes et la Malaisie par le groupe Asie-Pacifique. Ils remplaceront respectivement le Rwanda, l’Argentine et la Corée du Sud.

Pour les deux sièges du groupe «Europe occidentale et autres», trois pays sont en lice: Espagne, Turquie et Nouvelle-Zélande. L’issue est incertaine selon des diplomates: l’Espagne devrait pouvoir compter sur les voix latino-américaines et la Turquie sur les pays musulmans. Mais la Nouvelle-Zélande a mené une campagne active et sa candidature n’est pas controversée. Les deux nouveaux élus remplaceront l’Australie et le Luxembourg, pour un mandat de deux ans, à partir du 1er janvier 2015.