Longtemps caricaturés comme le parti des riches, les conservateurs ont multiplié les attaques contre les dérives du système financier pendant les quatre jours de leur congrès. «Je ne vais pas porter le blâme uniquement contre les banquiers, mais je ne vais pas non plus leur retirer leur responsabilité et les laisser penser que tout peut continuer comme avant», affirme George Osborne, le numéro deux des tories, chargé de l'Economie. Il ajoute, en s'interrogeant sur les bienfaits du plan de sauvetage américain: «Je ne vais pas taxer une famille qui gagne 20000 livres (40000 francs) pour payer les bonus d'un banquier qui gagne 2 millions de livres.» David Cameron a donc appelé à l'union nationale entre les partis politiques pendant la crise, affirmant qu'il ne s'opposerait pas à l'action gouvernementale. «Nous ne pouvons pas laisser ce qui s'est passé aux Etats-Unis se produire ici. En Grande-Bretagne, nous faisons face à ce problème ensemble.»