Aller au contenu principal
Un homme se recueille sur la Promenade des Anglais à Nice, le 15 juillet 2016.
© Patrick Aventurier

France

[En continu] Attentat à Nice: le conducteur du camion «totalement inconnu» des services de renseignement

L’attentat perpétré sur la promenade des Anglais avec un camion, jeudi 14 juillet, a fait au moins 84 morts dont 10 enfants et adolescents, et 48 blessés dans une «urgence absolue». L’assaillant, abattu par la police, est un Tunisien qui résidait à Nice. Le procureur de Paris vient de confirmer plusieurs éléments dans une conférence de presse

Le rappel des faits:

  • Vers 23 heures, le chauffeur d’un camion a foncé dans la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais, à Nice.
  • Selon un nouveau bilan, l’attentat a fait au moins 84 morts et 48 blessés en «urgence absolue».
  • Deux Suisses font partie des victimes.
  • Le conducteur du camion a été identifié. Il s'agit de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans.
  • L’état d’urgence a été prolongé de trois mois par François Hollande. Trois jours de deuil national ont été décrétés.

C'est la fin de ce suivi en continu de l'attentat de Nice.  Merci de nous avoir lus. Rendez-vous sur le site du Temps pour lire nos analyses, reportages et enquêtes. 


18h50. Un appel à visiter la France. Le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme  a appelé les vacanciers à exprimer leur solidarité envers la France en visitant le pays pour défier les «terroristes», à la suite de l'attentat qui a fait au moins 84 morts jeudi soir à Nice. «C'est le moment de visiter la France», a déclaré Taleb Rifai, devant des journalistes au Sri Lanka, après avoir participé à une conférence sur le tourisme. Il a qualifié l'attentat de Nice de «maladie mondiale», et souligné qu'aucun endroit sur terre n'était à l'abri d'une attaque. «Ce n'est pas le moment de fuir. Nous ne pouvons pas punir les victimes et récompenser les agresseurs en ne voyageant pas dans les endroits touchés car c'est exactement ce que ces terroristes veulent que nous fassions».

17h00. Conférence de presse du procureur de Paris François Molins. Le procureur de Paris a compétence nationale en matière de terrorisme.

84 personnes dont 10 enfants et adolescents sont morts, un bilan qui pourrait être revu à la hausse. Deux cent deux personnes ont été blessées dont 52 sont toujours en urgence absolue.

Principaux éléments de la déclaration de François Molins:

Le camion frigorifique a été loué à Saint-Laurent du Var le 11 juillet et aurait dû être restitué le 13. Hier il a roulé sur 2km et a «violemment percuté» de très nombreux piétons. Le conducteur a tiré à plusieurs reprises sur trois policiers à hauteur de l'hôtel Negresco qui l'ont poursuivi. Il a été neutralisé à hauteur du Palais de la Méditerranée et retrouvé mort sur le siège passager.

Dans la remorque un vélo et 8 palettes vides. Un pistolet automatique 8mm, un chargeur, des cartouches percutées et des cartouches non percutées. Un 2e pistolet factice, 2 répliques d'armes factices, une grenade percée, un portable en cours d'exploitation comme divers documents. On a  aussi trouvé une carte bancaire et une carte de conducteur né en 1955 en Tunisie et domicilié à Nice, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, 31 ans, chauffeur livreur de nationalité tunisienne, marié et père de famille. Sa femme est toujours en garde à vue. Il est connu pour plusieurs faits depuis 2010, des menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016, il a été condamné le 24 mars 2016 pour violences volontaires avec armes à 6 mois avec sursis pour des faits commis en janvier 2016 mais était totalement inconnu des services de renseignement locaux comme nationaux, pas de signalement de radicalisation.

Les premières vidéos de surveillance montrent le camion dans le quartier Auriol, à l'est, où il était stationné depuis le 13 juillet quand il aurait dû être rendu. Il a été récupéré le 14 juillet à 21h30 par Mohamed Lahouaiej Bouhlel qui est venu le chercher seul avec son vélo. Le camion réapparaît ensuite quartier Magnan avant de se diriger vers la Promenade des Anglais. Des perquisitions ont permis de saisir du matériel informatique et des documents. L'enquête ne fait que commencer.  Elle devra déterminer comment il a eu son arme et son camion, voir s'il a pu bénéficier de complicités, et déterminer ses liens avec des organisations terroristes islamistes. L'attentat n'a pas été revendiqué mais ce type d'action correspond très exactement aux appels au meurtre d'organisations terroristes dans les revues et matériels vidéo qu'elles diffusent.

16h55. Les condoléances de la Tunisie. Tunis a condamné «avec force» vendredi l'attaque commise  à Nice par un Tunisien et «exprime ses vives condoléances à la France et à son peuple», son président Béji Caïd Essebsi appelant à une «réponse forte» face au terrorisme. Dans un communiqué, les autorités à Tunis ont en outre annoncé qu'au moins un ressortissant tunisien, Bilal Labaoui, âgé d'une trentaine d'années et originaire de Kasserine (centre), avait été tué dans l'attaque jeudi soir (voir aussi notre notule de 12h00 sur l'importance de la communauté tunisienne dans la région niçoise).

16h33. Sergueï Lavrov et John Kerry ensemble pour un hommage à l’ambassade française de Moscou. Les chefs de la diplomatie russe et américaine se sont rendus ensemble à l’ambassade de France de Moscou pour y déposer des fleurs et écrire un message de condoléances en mémoire des victimes de l’attentat de Nice.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a également observé un moment de silence, avant le début d’une réunion portant sur la situation en Irak.

16h20. Le camion de l’horreur. Le dessinateur Chappatte a réalisé un dessin pour le New York Times. Un camion, en forme de cercueil, sème la terreur à Nice.

16h10. L’ex-femme de l’assaillant est en garde à vue. Les enquêteurs cherchent à établir les motivations de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans, en auditionnant ses proches mais ils cherchent également à savoir si cet homme domicilié à Nice, a pu bénéficier de l’aide d’un complice.

15h55. Deux Suisses sont morts dans l’attentat, annonce l’Office fédéral de la police. Le communiqué indique que la seconde victime est un enfant. Il n’est pas exclu que la liste s’allonge, précise l’ATS. Des éclaircissements sont encore en cours, a indiqué la Chancellerie fédérale.

15h50. 48 personnes sont entre la vie et la mort. Un nouveau bilan fait état de 48 personnes en «urgence absolue» dont 25 en réanimation. «Parmi ces victimes, il y a des Français, il y a aussi beaucoup d’étrangers venus de tous les continents et il y a beaucoup d’enfants, de jeunes enfants», a déclaré François Hollande.

15h15. «Pourquoi le 14-Juillet? Parce que c’est la fête de la liberté». Le président François Hollande fait une déclaration à Nice où il a notamment rencontré les équipes de secours intervenues hier soir. «Le combat sera long face à un ennemi qui continuera à frapper les États qui vivent leur liberté», a-t-il affirmé.

La tour Eiffel sera illuminée en bleu-blanc-rouge ce soir et pendant le deuil national.

14h50. 30 000 personnes sur la promenade des Anglais jeudi soir. La mairie de Nice a indiqué que quelque 30 000 personnes assistaient au feu d’artifice du 14-Juillet. Le lieu de l’attaque reste fermé «jusqu’à nouvel ordre».

Lire aussi: Attentat de Nice: un maximum d’effets avec un minimum de moyens

14h35. Une cellule d’aide aux victimes a été ouverte. Une journaliste du Monde a pu y rencontrer des personnes touchées par l’attaque. Comme ce petit garçon qui, en sortant du centre, explique son dessin. Il a raconté ce qu’il a vu à des psychologues: «Là c’est les gens morts et là la mer.»

14h28. Ban Ki-moon appelle à renforcer «les efforts pour combattre le terrorisme». Le secrétaire général de l’ONU a condamné l’attentat qui a frappé Nice. Dans un communiqué, il dénonce «un massacre».

14h20. Le chauffeur du camion était un homme «solitaire». Comme indiqué plus tôt, une perquisition a eu lieu au domicile supposé du conducteur. L’homme est décrit par ses voisins comme étant «solitaire» et «silencieux».

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans, un homme né en Tunisie, n’avait pas l’apparence d’une personne religieuse et était souvent en shorts, selon Sébastien, un habitant du petit immeuble de quatre étages à Nice, cible de la perquisition, qui préfère rester anonyme. Une journaliste de l’AFP a posté des photos de la perquisition sur Twitter.

Lire aussi: Le chauffeur du camion, un homme «solitaire» et «silencieux»

14h00. «Le petit était mort». Les témoins de l’attaque ont décrit un «chaos absolu». «J’ai entendu un «boum", je me suis retournée et, là, j’ai vu le camion qui fonçait et des corps qui voltigeaient. On voyait qu’il voulait faire le maximum de victimes. Il roulait vite. C’était horrible. J’ai vu un père avec son fils de deux ans dans les bras. Le petit était mort», raconte Najate, une Niçoise de 52 ans.

Plusieurs personnes ont enjambé le parapet de la promenade pour se jeter en contrebas sur la plage et échapper au véhicule, dont la course s’est arrêtée non loin du Palais de la Méditerranée, pneus crevés et pare-brise criblé de balles.

Lire aussi: «J’ai vu des corps qui volaient comme des quilles de bowling»

13h50. L’identification des victimes a commencé. De nombreux étrangers font partie des 84 morts et des blessés. Ont été tués trois Américains qui étaient en vacances, un Texan et son fils de 11 ans; une Suissesse du Tessin, originaire d’Agno; une Russe; une Arménienne; un Ukrainien. Enfin le ministère belge des Affaires étrangères a indiqué être sans nouvelles d’une vingtaine de ressortissants belges.

13h40. La folle tentative d’un motard. Les témoignages effarés continuent d’arriver, quatorze heures après l’attaque. Un journaliste allemand a ainsi été témoin de la bravoure d’un motard qui a tenté d’arrêter le camion qui s’est précipité sur la foule jeudi soir à Nice lors de l’attentat, en cherchant à ouvrir la portière du véhicule lorsqu’il roulait encore à faible allure. Richard Gutjahr se trouvait sur le balcon (d’un hôtel) qui donne directement sur la Promenade des Anglais quand il a vu le camion débouler, à vitesse lente. «Et il a été suivi par un motard qui roulait derrière lui et le motard a essayé de le dépasser et a même essayé d’ouvrir la portière côté conducteur du camion», selon M. Gutjahr, interrogé par l’AFP, qui a également tourné une vidéo avec son smartphone, utilisée par la chaîne publique allemande ARD. «Mais il a chuté et il est passé sous les roues du camion. J’ai aussi vu deux policiers tirer sur le camion, a précisé le témoin, et là le chauffeur du camion a mis les gaz, le camion a roulé vite, il a accéléré et il a foncé dans la foule en zigzag».

13h05. François Hollande est à Nice. Le chef de l’Etat français doit notamment rencontrer sur place les services de sécurité et de secours mobilisés au cours de l’attaque.

12h28. Attaque à la voiture folle: les précédents. Deux attaques à la voiture folle ont eu lieu en France à 24 heures d’intervalle en décembre 2014, quelques jours après l’appel de l’Etat islamique à utiliser ce genre de méthodes. A Dijon, dimanche 21 décembre 2014, un conducteur a renversé volontairement 13 piétons aux cris de «Allah akbar». L’homme, un Français âgé de 40 ans, de père marocain et de mère algérienne, ayant fait 157 passages en hôpital psychiatrique, sa pathologie psychiatrique ancienne et lourde excluait l’attentat selon le procureur.

Même scénario le lendemain sur le marché de Nantes, une voiture folle a foncé sur un chalet et blessé 10 personnes dont l’une très grièvement, l’homme s’est ensuite infligé plusieurs coups de couteau. Là encore, le procureur a exclu un acte terroriste.

En octobre 2014 au Canada, un apprenti djihadiste de 25 ans a volontairement écrasé un militaire avec sa voiture dans la banlieue de Montréal. C’était deux jours avant une autre attaque aux armes à feu contre le parlement d’Ottawa.

12h17. La Belgique va «adapter» ses mesures de sécurité. Les autorités belges vont tenir compte du mode opératoire de l’attentat de Nice, autour notamment des festivités de la fête nationale du 21 juillet, qui sont maintenues, a indiqué vendredi le Premier ministre Charles Michel.

12h15. Deux Américains tués dans l’attentat. «Actuellement, nous pouvons confirmer que deux citoyens américains ont été tués lors de l’attaque à Nice le 14 juillet», a annoncé le porte-parole du département d’Etat, John Kirby, dans un communiqué.

12h00. Les Tunisiens de Nice, une forte communauté. La communauté tunisienne, dont est originaire le conducteur du camion, est aussi touchée par l’attentat d’hier soir et compte plusieurs victimes. Les Tunisiens sont environ 40 000 à Nice et 120 000 dans toute la région Provence Alpes-Côte d’Azur, une immigration remontant aux années 1960 et bien intégrée. Le consulat tunisien à Nice est directement frappé par l’attentat, le mari français d’une secrétaire et des membres de sa famille sont décédés dans l’attaque.

On compte 18 mosquées à Nice, et l’ancien maire de la ville Christian Estrosi s’est longtemps battu avec des associations musulmanes comme avec la préfecture pour tenter d’empêcher l’ouverture d’une 19e, la mosquée an Nour, qu’il accuse d’être financée par les salafistes saoudiens, mais qui a été inaugurée le 8 juillet.

11h45. Une cinquantaine d’enfants hospitalisés. Deux d’entre eux sont décédés vendredi matin à la fondation Lanval, hôpital pédiatrique de Nice, a annoncé la responsable de la communication de l’établissement. Le chef de l’Etat François Hollande doit se rendre au Centre hospitalier universitaire Pasteur pour s’entretenir avec les services mobilisés la nuit dernière.

11h40. Mohamed Lahouaiej Bouhlel identifié comme le chauffeur du camion. Selon Nice-Matin, l’appartement de ce Niçois d’origine tunisienne, âgé de 31 ans, a été perquisitionné ce matin au nord de la ville. Le quotidien local affirme que l’homme exerçait la profession de chauffeur livreur. Il avait le permis poids-lourds. L’individu aurait loué le camion qui a servi à l’attaque dès mercredi dans une commune limitrophe de Nice.

11h30. Une Tessinoise ferait partie des victimes. Selon le Corriere del Ticino, Linda Casanova
Siccardi était en vacances sur la Côte d'Azur avec son époux, un ressortissant français qui lui n’a pas été blessé. Elle était âgée de 54 ans et habitait Agno. Le canton du Tessin a confirmé la mort de la Suissesse dans un communiqué.

11h10. La trajectoire meurtrière du camion. Le conducteur du véhicule a remonté la Promenade des Anglais à pleine vitesse sur une distance de deux kilomètres, comme le montre une infographie de l’AFP postée sur Twitter.

11h05. Plus d’une centaine de Niçois seraient partis en Syrie. Le journaliste français David Thomson, spécialiste du djihad et auteur du livre «Les Français djihadistes», rappelle, sur son fil Twitter, que Nice est l’une des villes de France les plus touchées par le phénomène djihadiste. Plus d’une centaine de Niçois seraient partis en Syrie. Il précise par ailleurs que l’attentat à l’aide d’un véhicule est préconisé par l’Etat islamique depuis septembre 2014.

Lire aussi: Attentat de Nice: comment cela peut-il être possible?

11h00. Fedpol active sa task-force. Suite à l’attentat de Nice, fedpol, avec tous ses partenaires au niveau fédéral et cantonal, a activé sa task-force. But: déterminer s’il existe un lien avec la Suisse. Le Département fédéral des Affaires étrangères est par ailleurs en contact étroit avec les autorités locales pour déterminer si des ressortissants suisses figurent parmi les victimes.

10h45. Johann Schneider-Ammann exprime sa solidarité avec la France. «La Suisse condamne fermement le lâche attentat de Nice. De tout cœur avec la France et sa population», a réagi le président de la Confédération sur Twitter.

10h35. Trois jours de deuil national. Le premier ministre français Manuel Valls annonce trois jours de deuil national, à partir de demain. «La France est une grande nation qui ne se laissera pas déstabiliser», a-t-il déclaré.

10h30. Une bâche blanche pour cacher l’horreur. Les forces de police ont déployé une bâche blanche sur la Promenade des Anglais pour masquer la zone du drame, indique Nice-Matin.

10h10. Une perquisition serait en cours au domicile du chauffeur. L’information est donnée par le quotidien local Nice-Matin et la chaîne française I-Télé. «Plusieurs opérations sont actuellement en cours vendredi matin, notamment à Nice», ont annoncé des sources policières.

10h05. Le chauffeur du camion formellement identifié. L’identité de l’assaillant aurait été déterminée par les autorités françaises. Selon les informations du Monde, le suspect serait un ressortissant tunisien né en 1985, résidant à Nice et possédant une carte de séjour. Selon une source policière, l’homme n’était pas connu des services de renseignement pour radicalisation. Il était en revanche connu de la police pour des faits de droit commun, principalement des violences.

10h00. L’application d’alerte du gouvernement critiquée. Le gouvernement français a présenté début juin l’application SAIP (système d’alerte et de protection des populations) qui envoie une alerte aux utilisateurs en cas d’attentat à proximité. Un outil critiqué après l’attaque qui a frappé Nice. L’alerte serait parvenue à seulement 1h34 du matin, selon plusieurs captures d’écran postées sur les réseaux sociaux.

Lire aussi: Le gouvernement français lance une application «alerte attentat» pour l’Euro

9h25. Le conseil de défense se tient à l’Elysée. L’organe interministériel se réunit en cas de crises pour faire un point sur la situation. Le président français François Hollande doit ensuite se rendre à Nice avec le Premier ministre, Manuel Valls.

9h10. L’identité de l’assaillant reste floue. Des papiers d’identité au nom d’un Franco-Tunisien ont été retrouvés à l’intérieur du camion. Selon les informations du Monde, le suspect serait un ressortissant tunisien né en 1985, résidant à Nice et possédant une carte de séjour. «L’identification du criminel est en cours», a précisé le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Selon une source proche de l’enquête, «le camion a été loué il y a quelques jours en région Provence-Alpes-Côte d’Azur».

8h45. «L’Allemagne aux côtés de la France dans la lutte contre le terrorisme». La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé sa solidarité avec la France dans la lutte contre le terrorisme après l’attentat de Nice. «Nous sommes tous unis dans la stupeur après cette attaque meurtrière à Nice», a indiqué la dirigeante allemande au cours d’une brève déclaration.

8h05. Appels aux dons du sang. La préfecture du Var a rappelé sur Twitter l’heure d’ouverture du centre niçois de l’Etablissement français du sang. La collecte a lieu partout en France, signale la gendarmerie nationale.

7h50. L'assaillant a tiré avec un pistolet. Le chauffeur qui a foncé sur la foule a tiré plusieurs fois avec un pistolet avant d’être abattu, ont indiqué des sources concordantes. «Au moment où il a été abattu par les policiers, il avait fait feu plusieurs fois», a souligné vendredi l’ancien maire de Nice et actuel président de la région de la ville, Christian Estrosi. En outre, une «grenade inopérante» a été retrouvée dans le camion ainsi que «des armes longues factices».

7h30. Un nouveau bilan fait état d’au moins 84 morts. L’attentat perpétré avec un camion sur la Promenade des Anglais à Nice, lors des fêtes du 14 juillet, a également fait 18 blessés en «urgence absolue». Plusieurs enfants figurent parmi les victimes. Il y aurait également une «cinquantaine de blessés légers», a précisé le porte-parole du ministère français de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.


Au moins 84 personnes ont été tuées dans une attaque à Nice, en France, lorsqu’un camion a foncé sur la foule qui assistait jeudi soir au feu d’artifice du 14 juillet. L’assaillant a également tiré sur la foule, très dense, avant d’être abattu par la police.

Des armes et des grenades ont été retrouvées dans le véhicule, a déclaré sur BFM TV le président de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi, qui citait des policiers. Plusieurs enfants figurent parmi les victimes de l’attentat, qui a encore fait une vingtaine de blessés «en urgence absolue», a indiqué vendredi le président français François Hollande.

Lire aussi: Attentat à Nice: «J’ai vu des corps qui volaient comme des quilles de bowling»

«Le caractère terroriste» de l’attaque de Nice «ne peut être nié», a-t-il ajouté lors d’une allocution télévisée du palais de l’Élysée. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’affaire.

L’état d’urgence prolongé de trois mois

Le chef d’Etat a également annoncé la prolongation de trois mois de l’état d’urgence, qui devait initialement s’achever le 26 juillet, et un rehaussement du dispositif de sécurité en France, déjà à un niveau élevé. «Nous allons encore renforcer notre action en Irak et en Syrie», a-t-il précisé.

Jeudi soir, alors que le feu d’artifice touchait à sa fin, un camion blanc a foncé à pleine vitesse dans la foule sur la promenade des Anglais, haut lieu touristique qui rassemblait des milliers de personnes, dont de nombreux étrangers, et roulé sur près de deux kilomètres, selon la justice française.

Le conducteur a été abattu par la police. «Les investigations maintenant vont se concentrer autour de cet individu et d’éventuels complices qui auraient pu participer à la commission de ces faits et réussi à prendre la fuite», a indiqué un porte-parole du ministère de l’intérieur.

Des papiers d’identité retrouvés dans le camion

Selon une source policière, des papiers d’identité au nom d’un Franco-Tunisien ont été retrouvés à l’intérieur du véhicule ayant servi à l’attentat. «L’identification du chauffeur du camion est encore en cours», a précisé la source. Sur les papiers d’identité, l’homme est âgé de 31 ans et domicilié à Nice, a-t-elle ajouté.

Autour de la scène du massacre, «c’était le chaos absolu»; «des gens hurlaient», a décrit un journaliste de l’AFP, qui assistait aux festivités de la fête nationale.

Un important dispositif de sécurité a été délimité dans le centre de Nice, où de nombreuses ambulances, des membres des forces de l’ordre et des militaires se sont déployés.

Cellule de crise

Des corps jonchaient le sol, souvent recouverts d’un simple drap. Des personnes en larmes restaient parfois hébétées à leurs côtés sur une chaussée couverte de sang.

En déplacement hors de Paris, le président François Hollande est rentré dans la capitale et s’est rendu directement à la cellule de crise, activée au ministère de l’intérieur. Il se rendra vendredi, avec le premier ministre Manuel Valls, à Nice.

Le président américain Barack Obama a fermement condamné «ce qui semble être une horrible attaque terroriste». «Nous sommes solidaires de la France, notre plus vieil allié, au moment où elle fait face à cette attaque», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Crainte de nouvelles attaques

Frappée deux fois l’an dernier par des attentats djihadistes sans précédent (17 morts les 7, 8 et 9 janvier et 130 morts le 13 novembre), la France vivait depuis dans la crainte de nouvelles attaques en dépit d’un dispositif sécuritaire drastiquement renforcé.

Lire aussi: Objectif Paris: comment Salah Abdeslam a participé aux tueries du 13 novembre

L’Etat islamique (EI), qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014, a menacé régulièrement la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.

Depuis plus d’un an, plusieurs projets d’attentat ont été déjoués, mais de nouvelles attaques étaient notamment craintes à l’occasion de l’Euro de football, qui s’est terminé dimanche sans incident.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo monde

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

Cela faisait 5 ans que le pays adepte des grandes démonstrations de force n'avait plus organisé ses «jeux de masse», où gymnastes et militaires se succèdent pour créer des tableaux vivants devant plus de 150 000 spectacteurs. Pourquoi ce retour?

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

n/a