Proche Orient

[En continu] Crash du vol MS804: l'identification des premiers débris  commence

La mer a commencé à parler. Des effets personnels de passagers de l'A320 disparu dans la nuit de mercredi à jeudi, ainsi que des morceaux d'avion ont été sortis de l'eau par les enquêteurs égyptiens. Une nappe de pétrole a aussi été repérée dans la zone

16:30 Nappe de pétrole. L'agence spatiale européenne indqiue qu'un de ses satellites a détecté une possible nappe de pétrole dans la Méditerranée, à proximité de l'endroit où le vol MS804 d'EgyptAir a disparu jeudi matin. «Selon l'image satellite, la nappe de pétrole était située à 33°32' N/29°13' E - à environ 40 kilomètres au sud-est du dernier emplacement connu de l'avion», a indiqué l'ESA dans un communiqué: «La nappe est longue d'environ deux kilomètres».

L'image a été prise par le satellite Sentinel-1A jeudi à 18H00 (16H00 GMT) et a été transmise aux autorités afin d'aider les recherches, a ajouté l'ESA.

13:30 La mer commence à parler. Les premiers débris retrouvés de l'avion d'EgyptAir Paris-Le Caire sont «un membre humain, deux sièges et une ou plusieurs valises», a annoncé vendredi le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos. Dans une brève conférence de presse, le ministre a précisé que ces informations provenaient des autorités égyptiennes, qui coordonnent les recherches.  «Les débris ont été retrouvés «un peu plus au sud» du point de chute présumé de l'avion, estimé par les autorités grecques à 130 miles marins de l'île de Karpathos, a précisé M. Kammenos.

Il s'agira maintenant pour les experts d'analyser ces fragments de catastrophe, et s'examiner notamment si elles comportent ou non des traces d'explosif.

13:00 Swiss reporte sa vente flash.  En raison des événements liés au vol EgyptAir MS804, la compagnie Swiss reporte la vente flash 48h de ce week-end, a-t-elle communiqué à ses adhérents.

11:15 L'armée égyptienne annonce avoir trouvé des objets et effets personnels des passagers Près de 33 heures après la disparition de l'Airbus d'EgyptAir au-dessus de la Méditerranée, après 24 heures de recherches intensives, et d'annonces suivies de démentis, il se pourrait que cette fois-ci soit la bonne. «Des avions et des navires de l'armée ont trouvé des effets personnels des passagers et des débris de l'appareil à 290 km au nord d'Alexandrie», précise l'armée dans un communiqué.«Les recherches se poursuivent et nous sommes en train de retirer de l'eau tout ce que nous trouvons», conclut le texte.

08:00 «Absolument aucune piste» C'est ce que vient de déclarer le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. «Toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n'est privilégiée, car nous n'avons absolument aucune indication sur les causes. D'ailleurs, nous recherchons des débris de l'avion. La France contribue avec l'Egypte, la Grèce et d'autres pays, un avion est déjà sur place, un autre va venir, des navires» a-t-il insisté, appelant à la prudence, alors que le ministre égyptien de l'Aviation civile avait estimé hier la probabilité d'une attaque terroriste «plus élevée» que celle d'une défaillance technique: «J'ai eu mon homologue Sameh Choukry deux fois au téléphone hier il ne m'a pas dit ça, il m'a dit simplement qu'il voulait que toutes les hypothèses soient examinées, en toute transparence. Il y a une coopération totale entre l'Egypte et la France, c'est très important».

Reprise des recherches. Plusieurs navires sont sur place et des avions français, égyptiens, grecs et américains sont sur zone, à 130 milles marins au large de l'île de Karpathos.

Annonce d'EgyptAir finalement démentie. Les versions divergent concernant les nouvelles du vol MS804 d'EgyptAir, qui a disparu en Méditerranée dans la nuit de mercredi à jeudi. Le vice-président de la compagnie aérienne Egyptair a d'abord annoncé sur CNN la découverte de l'épave de l'Airbus A320, avant de démentir l'information.

«Nous avons retrouvé l'épave», avait déclaré Ahmed Adel à la journaliste de CNN Christiane Amanpour, jeudi après-midi. Le président du Comité grec de sécurité aérienne a, plus tard, affirmé que les débris retrouvés jusque-là dans la zone proche du point de chute présumé de l'avion Egyptair «ne proviennent pas d'un avion», démentant ainsi la précédente annonce de la compagnie égyptienne.

La télé grecque contradictoire.La télévision publique grecque a pour sa part annoncé que les opérations de recherche avaient permis de découvrir des débris d'avions en mer. Des responsables grecs avaient auparavant déclaré que des pièces en plastique et deux gilets de sauvetage avaient été retrouvés flottant à environ 370 km au sud de la Crète. Les autorités égyptiennes n'excluent aucune hypothèse, y compris celle d'un acte terroriste.


Tous nos articles:


Hypothèse terroriste évoquée. «Les informations que nous avons pu recueillir (...) nous confirment, hélas, que cet avion s'est abîmé et s'est perdu», a dit François Hollande. «Aucune hypothèse n'est écartée, aucune n'est privilégiée.» La démocrate Hillary Clinton, candidate à la présidentielle américaine, a pour sa part estimé que le crash d'un A320 d'EgyptAir en Méditerranée était probablement un acte «terroriste».

Le premier ministre égyptien, Cherif Ismaïl, a déclaré qu'il était trop tôt pour avancer la moindre explication, y compris celle d'un attentat comparable à celui qui a provoqué l'an dernier la chute d'un avion russe peu après son décollage d'Egypte, tuant 224 personnes.

Enquête internationale. Les Etats-Unis et la France se sont associés aux recherches, Paris dépêchant sur la zone un Falcon 50 de reconnaissance. Cet avion avait jusqu'alors été assigné à la mission européenne de lutte contre le trafic illicite de migrants en Méditerranée. A Paris, le parquet a ouvert une enquête sur la disparition du vol en précisant qu'«aucune hypothèse n'est privilégiée ni écartée à ce stade». Conformément aux règles édictées par l'ONU, Le Caire aura la responsabilité de l'enquête avec l'assistance de plusieurs pays concernés, dont la France, où l'avion a été assemblé, et les Etats-Unis, où est basé le fabricant de réacteurs Pratt & Whitney.Le ministre égyptien de l'Aviation civile a dit pour sa part que l'hypothèse d'un acte terroriste était plus probable que celle d'une défaillance technique.

Une trajectoire anormale. A Athènes, le ministre grec de la Défense a expliqué que l'appareil avait viré à 90 degrés à gauche avant de faire un tour complet sur la droite. L'avion est ensuite rapidement tombé de 37.000 à 15.000 pieds (de 11.470 à 4650 mètres) avant de disparaître des radars, a-t-il précisé.

Soixante-six victimes. L'A320 transportait 56 passagers, sept membres d'équipage et trois agents de sécurité égyptiens. Parmi les passagers - dont deux bébés et un enfant - figuraient 30 Egyptiens, quinze Français et des ressortissants de dix autres pays, a précisé Egyptair. La compagnie a indiqué sur Twitter que le contact avait été perdu à 02h30 alors que l'appareil se trouvait à 280 km de la côte égyptienne et qu'il devait atterrir à 03h15. «Il n'y avait rien d'anormal», a déclaré Ahmed Adel, vice-président de la compagnie.

Cellules de crise. Une cellule de crise a été mise en place à Paris et à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, d'où il avait décollé. Au Caire, les familles des passagers et des membres d'équipage ont été prises en charge dans une zone d'attente fermée au public.

 

Publicité